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Open Startup se veut « la journée du patrimoine » des startups

Demain
jeudi 06 octobre 2022

Open Startup a été lancé en 2020. Crédits : Open Startup

Le 19 octobre prochain, la troisième édition d’Open Startup aura lieu à Bordeaux. Des sortes de portes ouvertes de startups, ouvertes à tous. Et un moyen, pour les jeunes pousses, de recruter ou développer leur réseau. Explications avec Guillaume Commagnac, directeur associé de Tractr, entreprise basée à Bordeaux et Montréal à l’origine de l’événement.

Pourquoi avoir lancé Open Startup à Bordeaux, alors qu’il existe déjà de nombreux événements professionnels dédiés aux startups ?
Tractr est un partenaire tech qui accompagne ces startups au démarrage, lorsqu’elles ont des besoins en développement applicatif d’un site web par exemple. Mais on avait à cœur de ne pas juste être consommateurs des formats qui existent déjà, et de proposer un événement qui existe déjà en Amérique du Nord. J’ai trouvé le concept de ces portes ouvertes géniales, car d’habitude, on voit les startups sur un salon, avec un kakemono et un directeur commercial. Là, c’est en quelques sortes les journées du patrimoine de ces jeunes pousses. Ça permet aux participants de voir les coulisses, ce qui est assez rare, au final.

Combien de startups participeront, et quels sont leurs profils ?
À date, nous en avons 55 d’inscrites. Mais les 15 derniers jours il y a toujours un pic de demandes, et l’année dernière, nous en avions une centaine. Nous avons des entreprises qui en sont au stade du démarrage, qui viennent juste d’avoir leur numéro de Siret, issues du programme French Tech tremplin par exemple – le coorganisateur de l’événement. Mais aussi des startups bien établies, qui ont passé le fameux cap des trois ans et sont en phase d’accélération. Pour l’occasion Technowest ouvrira tous ses sites – comme La Source, qui accueille Fullbus ou Doado. Nous aurons aussi des startups comme WineSpace, Tcheen, Linksider et Pony, qui est présente depuis le début. L’idée, c’est que le visiteur aille d’un point à un autre en se baladant dans la ville. Cette année nous aurons aussi deux temps forts à la Cité Numérique, une conférence de French Tech qui abordera son programme tremplin, et une conférence de Sellsy – une entreprise rochelaise en hypercroissance – sur l’intérêt de bien s’outiller au démarrage de sa startup.

Qu’en est-il de ces visiteurs, justement ?
L’an dernier, nous en avons eu plus de 700, avec différents profils. Des nouveaux arrivants sur Bordeaux, qui n’ont pas encore de réseau et peuvent ainsi aller à la rencontre des entrepreneurs. Des chercheurs d’emploi, évidemment, car nous avons des relais avec Pôle Emploi cadres et l’Apec. Et tout un panel de curieux au sens large, de la tech, de l’entrepreneuriat. Au moins la moitié des startups participantes recrutent, et souvent, n’ont pas le temps de poster des annonces car elles sont prises par le temps. Je pense que ce genre d’événement est nécessaire pour recruter autrement. Il y a une guerre des talents, surtout pour les profils tech et commerciaux, et avoir un événement dans lequel on montre l’envers du décor peut aider à passer au-delà de l’annonce. Ça fait appel aux soft skills, à la personnalité, le facteur humain entre en jeu.

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