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Attractivité : la Gironde séduit toujours autant les PME

Écosystème
mardi 10 octobre 2023

Les entreprises de l'aéronautique-spatial-défense sont nombreuses à s'implanter en Gironde, et notamment celles du « new space ». Photo d'illustration : Adobe Stock Svitlana

L’agence de développement économique Invest in Bordeaux dresse un premier bilan de son activité 2023. 44 décisions de création, de relocalisation ou d’extension ont pour le moment été prises, majoritairement dans les secteurs du numérique et des télécoms. Malgré un enjeu de desserrement territorial pour la structure, la très grande majorité des projets restent portés sur l’aire de Bordeaux Métropole.

Pour Invest in Bordeaux, l’année 2023 « s’inscrit à peu près dans les tendances des années passées ». Un premier bilan dressé par William Ballue, directeur de l’agence de développement économique, qui précise que 44 décisions ont été prises cette année. Un volume légèrement inférieur à l'an dernier (66 décisions annoncés en novembre 2022), également pour le nombre d’emplois programmés à trois ans : 2.200 cette année, contre 2.400 en 2022. Pour autant, ce bilan « nous place déjà sur le podium des territoires les plus dynamiques hors Île-de-France, et nous ne serons pas à la troisième place », souligne William Ballue. Au global, Invest in Bordeaux a enregistré 74 nouveaux dossiers depuis le 1er janvier, pour un portefeuille de projets en cours « stable » : 217, contre 194 à la rentrée 2022.

« Concernant les secteurs d’activité, sans grande surprise le numérique et les télécoms représentent toujours un tiers des décisions, poursuit le directeur. L’aéronautique-spatial-défense est également représenté, avec beaucoup de projets dans le new space, comme dernièrement l’annonce de Dark Space [ndlr, qui projette 500 emplois à terme]. » Viennent ensuite l’agroalimentaire et le conseil-ingénierie. Les projets sont majoritairement portés par des PME (25 annonces), et concernent des créations de site. « Généralement, on a trois quarts de création, et un quart de relocalisation ou d’extension », précise William Ballue. Également, les trois-quarts des projets prévoient la création de 1 à 50 emplois sur le territoire.

Environ un quart des projets sont portés par des capitaux étrangers. Une part stable, qui oscille traditionnellement entre 15 et 25%. Mais, précise William Ballue, « ce n’est pas un objectif d’attirer des entreprises étrangères, nous voulons attirer de beaux projets technologiques, à faible impact ou à impact positif ». Enfin sans surprise, la très large majorité des décisions concernent l’aire géographique de la métropole bordelaise : seuls six dossiers (646 emplois sur trois ans) se situent sur le reste du département. Notamment, l’implantation à Libourne de la 4e Unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (UIISC), annoncée cet été par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce projet devrait voir le jour vers la fin 2024, et l’Etat prévoit d’investir 318 millions d’euros pour rénover les bâtiments existants. « Le desserrement métropolitain fait partie des trois grands axes de notre feuille de route actuelle, pour favoriser un développement équilibré. Forcément, cet important projet va avoir un effet de loupe sur le bilan hors-métropole », conclut William Ballue.

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