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L’Onglerie confirme ses ambitions pour 2025

Stratégie
mardi 21 juin 2022

Angélique Gascoin a repris L'Onglerie en octobre 2021. Crédits : MB

L’enseigne pessacaise L’Onglerie, qui repose sur un réseau de filiales, veut atteindre 20 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2025. Et mise pour cela sur plusieurs leviers.

Neuf mois après avoir racheté la marque de franchises beauté L’Onglerie, Angélique Gascoin, elle-même ancienne franchisée de l’enseigne, réaffirme ses ambitions. Et souhaite, comme elle le confiait à Placéco en octobre 2021, atteindre les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, répartis dans 150 instituts, d’ici 2025 (contre 15M€ et 115 instituts aujourd’hui). « Depuis mai dernier, nous avons déjà dépassé le résultat de 2019 qui est notre année de référence, avec 17 millions d’euros de CA », présente la dirigeante. Melun, Chaumont, bientôt Biscarosse ou encore Chambéry, L’Onglerie entend renforcer son maillage territorial, et en particulier le sud et le sud-est, zones géographiques où elle est historiquement peu présente. « Nous accompagnons nos franchisées de A à Z, reprend Angélique Gascoin. Aujourd’hui le droit d’entrée est de 15.000 euros, auxquels s’ajoutent entre 70.000 et 100.000 euros d’investissement pour ouvrir un établissement. » De son côté, l’enseigne consacre chaque année près de 300.000 euros dans le marketing, du spot publicitaire aux partenariats rémunérés sur les réseaux sociaux. « Si on fait correctement notre travail, un salon est rentable au bout d’un an, précise notre interlocutrice. Ensuite il y a peu de turn-over parmi nos franchisées, entre 5 et 10% par an. »

Accentuer la vente de produits beauté

Hormis l’ouverture de nouvelles franchises, L’Onglerie mise sur la vente de produits pour accroître son chiffre d’affaires. L’enseigne élabore déjà ses propres vernis et soins pour les mains et les pieds – fabriqués en France pour le grand public, en Europe pour ses collaboratrices -, mais ses ventes BtoC ne représentent que 4% de son activité. « J’aimerais qu’on atteigne les 15% dans les prochaines années, notamment via un site de e-commerce qui n’existe pas aujourd’hui. »

Depuis quelques années, le marché de la beauté des ongles explose, notamment grâce aux influenceuses suivies par des millions de personnes sur les réseaux sociaux. Comme l’expliquait Angélique Gascoin en octobre dernier, « cela fait plus de 38 ans que L’Onglerie existe, il y a besoin de dépoussiérer l’image et le métier en lui-même. » Si elle assurait à ce moment que sa clientèle était âgée de 35 à 55 ans, elle précise aujourd’hui que ces profils-types ont disparu. « Ça va de 17 à 90 ans, de personnes au chômage à des dirigeantes de plusieurs entreprises. »

Former pour recruter

Enfin, l’enseigne – qui possède depuis 1985 un centre de formation interne -, lance depuis peu un cycle de formations pour le grand public. Via une filiale, baptisée Ofélie, Angélique Gascoin espère créer un levier pour recruter plus facilement de nouvelles collaboratrices. « Que ce soit dans la restauration ou dans les prothèses ongulaires, nous connaissons les mêmes difficultés de recrutement. Il y a beaucoup de demandes, il faut de la concurrence mais de la bonne concurrence. » Car aujourd’hui, la législation en vigueur n’impose pas systématiquement de certification ou de diplôme pour ouvrir son propre salon. La dirigeante de L’Onglerie estime à 20.000 le nombre de salons, indépendants ou non, dans l’Hexagone.

L'Onglerie
Basée à Pessac
115 filiales
250 salariés
CA 2021 : 15M€

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