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En 2021, 395M€ seront investis dans le réseau ferré régional

Écosystème
vendredi 02 avril 2021

Jean-Luc Gary, directeur territorial de SNCF Réseau, Alain Rousset, président de la Région, Fabienne Buccio, préfète de la Gironde et Stéphane Lambert, directeur régional des gares de Nouvelle-Aquitaine

La stratégie de « régénération » du réseau ferré régional s’intensifie en 2021, avec une enveloppe programmée de 395 millions d’euros. Un accent particulier est mis sur la « desserte fine », objet de négociations dans le cadre du prochain contrat de plan État-région (CPER), voté vendredi par le conseil régional.

« Nous avons réalisé 320 millions d’euros de travaux en 2020. Cette année nous devrions investir 395 millions d’euros en régénération de lignes, dont 160 millions d’euros cofinancés avec l’Etat et la Région et 235 millions d’euros financés à 100% par SNCF Réseau. Tous les dossiers qui engagent l’avenir ont continué pendant la crise sanitaire », s’est félicité jeudi Jean-Luc Gary, directeur territorial de SNCF Réseau en Nouvelle-Aquitaine.

Dans le détail, les 235 millions d’euros portés par SNCF Réseau sont adressés à la modernisation du réseau dit « structurant », qui englobe les voies les plus circulées, à l’image des chantiers de renouvellement de voies prévus entre Talence et Lamothe (86M€) ou Limoges et Salon-la-Tour (55,4M€). Le reste, financé par l’intermédiaire d’une convention tripartite entre l’Etat, la Région et SNCF Réseau, part en direction de la desserte fine, les « petites lignes » qui, avec 2.127 km de voies, représentent 62% des infrastructures ferroviaires régionales. L’enveloppe 2021 concerne par exemple la modernisation en cours de la ligne entre Angoulême et Beillant (30,1M€).

Au-delà des voies, des ouvrages et des équipements techniques comme les aiguillages, une enveloppe de 60 millions d’euros est allouée en 2021 aux gares et haltes gérées par SNCF Gares & Connexions. « Les travaux liés à l’accessibilité représentent à peu près 60% de cette enveloppe », précise Stéphane Lambert, directeur régional des gares de Nouvelle-Aquitaine. A Bordeaux ou à Libourne, les marchés publics sont déjà en cours d’attribution.

D’autres projets sont attendus dans l’année à Ruffec, Périgueux et la Rochelle, tandis que Pau, Mont-de-Marsan ou Brive en sont encore au stade des études préliminaires. Les autres chantiers concernent quant à eux la transformation des gares en espaces d’échanges multimodaux, ainsi que l’ouverture de certaines haltes moins fréquentées à d’autres types d’activité, associatives ou professionnelles. « Nous allons démarrer les travaux à Caudéran avec l’AGJA », illustre Stéphane Lambert.

Une « régénération » à plus de 2 milliards d’euros

« Nous avons le réseau de desserte fine le plus long de France, mais c’est aussi le plus fragile et le plus mal en point », a rappelé Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine. Le chantier de modernisation du chemin de fer régional se révèle en effet titanesque : en 2017, l’enveloppe globale avait été estimée à au moins 1,2 milliard d’euros, auxquels s’ajoutent 1 milliard d’euros pour la régénération du réseau structurant, sans oublier les quelque 500 millions d’euros prévus dans le cadre du projet de RER métropolitain bordelais cofinancé par la région et Bordeaux Métropole.

« Il y a un réel enjeu d’aménagement du territoire, pour mettre fin à la dégradation du réseau et prévenir par des investissements conséquents la détérioration des conditions du transport ferroviaire. C’est un effort très concret qui se matérialise cette année », a salué jeudi la préfète de Gironde, Fabienne Buccio. Soutenue par le plan de relance, cette perspective d’investissement a tout de même donné lieu à quelques négociations entre l’Etat et la Région, avant de parvenir à la conclusion du contrat de plan État-région (CPER) qui a été voté vendredi après-midi par le conseil régional.

Sur le volet de la desserte fine, il prévoit une enveloppe globale de 1,52 milliard d’euros sur la période 2020-2032, supporté à 62% par la région et les collectivités infrarégionales, et à 38% par l’Etat et SNCF Réseau.

Résumé du volet TER / dessertes fines du CPER voté vendredi 

Sur le sujet, lire aussi : Comment SNCF veut faire du TER un outil de développement des territoires

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