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À Bassens, le port de Bordeaux va implanter une unité de méthanisation

Engagement
lundi 06 décembre 2021

Jean-Frédéric Laurent, président du directoire du GPMB et Pierre de Froidefond, coprésident et fondateur de CVE, ont signé la convention pour la construction et l'exploitation de l'unité de méthannisation. Crédits : GPMB

À la suite d’un appel à manifestation d’intérêt, le Grand Port Maritime de Bordeaux accueillera l'entreprise CVE et une unité de méthanisation sur son site de Bassens.

D’ici 2024, une unité de méthanisation verra le jour sur la zone industrialo-portuaire de Bassens, construite par CVE. Ce producteur indépendant d’énergies renouvelables est le lauréat d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé en 2019 par le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB). « L’objectif était de valoriser au mieux nos disponibilités foncières, présente Michel Le Van Kiem, responsable du département développement, transitions et innovations au GPMB. Au moment de lancer l’AMI ce foncier était utilisé pour le recyclage de matériaux de construction et cette activité, si elle avait un intérêt pour le territoire, n’en avait pas spécifiquement pour les industriels de la place portuaire. » Cette future implantation s’inscrit dans le cadre de la stratégie PEEPOS (port à énergie et économie positives) du Grand Port, pour valoriser les produits dits de seconde vie.

15 millions d’euros d’investissements

Les travaux de la future unité de méthanisation devraient démarrer en septembre 2022, et les investissements devraient s’élever à 15 millions d’euros. Ainsi, ce projet de CVE permettrait de valoriser jusqu’à 25.000 tonnes de matières organiques par an, parmi lesquelles des sous-produits des industriels portuaires, des entreprises agro-alimentaires locales ou encore des matières organiques issues de collectivités. Une fois le biométhane produit, il sera injecté dans le réseau local géré par Regaz. Cela devrait représenter l’équivalent de la consommation de 3.500 foyers, soit la population de Bassens. « Ce projet va nous apporter une réponse au mix énergétique du territoire, reprend Michel Le Van Kiem. Les industriels comme les habitants vont pouvoir profiter de ce biogaz. » GPMB précise également que le digestat produit par le processus de méthanisation contribuera à la fertilisation de 1.500 hectares de terres agricoles, situées dans un rayon de 50 km autour de Bassens et d’Ambarès-et-Lagrave.

10 emplois directs et indirects seront créés pour ce projet, et près de 600.000 euros seraient injectés dans l’économie locale une fois le projet mis en service, poursuit GPMB dans un communiqué. « Et puis, les entreprises installées sur la zone portuaire verront certaines charges diminuer grâce à l’unité de méthanisation, souligne Michel Le Van Kiem. Cela améliore leur compte de résultat et leur donne la possibilité de redévelopper leur activité, avec potentiellement plus de trafic maritime. » De manière plus générale, le Grand Port Maritime de Bordeaux travaille à la décarbonation des industries de la presqu’île d’Ambès, et à la réindustrialisation de la presqu’île avec des activités se voulant proches du zéro carbone.

Pour aller plus loin : Le port de Bordeaux accueillera un gigantesque projet d’hydrogène vert

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