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Little Worker poursuit sa croissance et s'ancre à Bordeaux

Stratégie
mercredi 17 novembre 2021

L'équipe de Little Worker vient d'inaugurer son showroom à Bordeaux. Crédits : MB

Little Worker, spécialiste de la rénovation d’intérieur, vient d’ouvrir un showroom à Bordeaux. Une stratégie d’ancrage territorial pour cette startup initialement digitale, qui veut, en 2022, faire de Bordeaux le fer de lance de sa croissance.

En novembre 2020, l’entreprise de rénovation d’intérieur Little Worker enregistrait un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros. Un an après, elle poursuit sa croissance et atteint les 25 millions d’euros de CA, dont 3 millions à Bordeaux. Un ancrage territorial important pour Aurélien Bros et Nicolas Bletterer, les cofondateurs de la société girondine, qu’ils tendent à développer davantage. « En 2022, nous visons 35 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 6 millions ici », avancent-ils. Pour cela, Little Worker vient de se doter d’un showroom à deux pas de la place des Quinconces. Historiquement positionnée sur le digital, et la dématérialisation de la relation client, l’agence veut aujourd’hui se faire connaître du plus grand nombre. « Notre plateforme numérique est très performante pour améliorer l’expérience client, qu’ils puissent suivre l’avancée des travaux, mais cela casse le côté humain, explique Nicolas Bletterer. Ce showroom doit être un point de passage, un démonstrateur de ce que l’on est capable de réaliser. »

En 5 ans d’existence, Little Worker a réalisé 1.000 chantiers partout en France, dont 120 à Bordeaux, siège social de l’entreprise. Forte d’une équipe de 87 salariés dont 50 à Bordeaux, comptant également des architectes d’intérieur, la jeune pousse qui s’adresse aux particuliers, endosse le rôle de contractant général du bâtiment. Les clients peuvent choisir des matériaux via la plateforme numérique, et suivre, pas à pas, l’avancée des travaux. « Nous sommes spécialisés sur la rénovation complète d’un logement, précise Aurélien Bros. Pour un budget allant de 15.000 à 350.000 euros. Aujourd’hui, le panier moyen avoisine les 50.000 euros, été 90% de nos clients viennent d’acheter le bien en question. »

Mettre l’accent sur l'investissement locatif

Il y a un an, le binôme à la tête de Little Worker escomptait un développement rapide, dans les dix plus grandes villes françaises. Aujourd’hui les équipes sont présentes à Paris, Lyon, Toulouse et Nantes, et deux nouvelles adresses ouvriront dans les mois à venir : à Marseille en décembre 2021, et à Lille début 2022. « Les trois autres villes visées sont en stand-by, tempère Nicolas Bletterer. Nous nous sommes rendu compte que nous avions peut-être sous-estimé la profondeur du marché notamment à Bordeaux, et nous voulons aller chercher des parts de marché avant de nous disséminer un peu partout. »

Surtout, Little Worker veut mettre l’accent sur le développement de ses deux marques : Ernest et La Cuisine. La première, conçue et concrétisée durant le premier confinement, propose un investissement locatif « clef en main ». Une solution complète pour proposer aux clients des biens en dehors du marché, grâce à des chasseurs de biens, ainsi qu’un budget de rénovation maîtrisé car internalisé par l’agence. « Cela nous permet de générer nous-mêmes notre propre flux de travaux ». Mais Ernest n’a pas vocation à rester un satellite de Little Worker. L’objectif 2021, en passe d’être atteint, est de réaliser 100 opérations, en France, via Ernest. « Cette offre fonctionne très bien ici, dans le centre-ville de Bordeaux ou à Talence, pour des colocations étudiantes », expliquent les cofondateurs. À terme, cette activité a vocation à représenter près de 15% du chiffre d’affaires de l’entreprise. La seconde marque découlant de Little Worker, La Cuisine, propose naturellement… Des cuisines. Une ligne de meubles spécifique a ainsi vu le jour, avec une offre de trois gammes « au mètre » pour permettre aux clients de trouver leur bonheur. Ces derniers, pour choisir les matériaux, reçoivent des échantillons directement chez eux.

Gagner des parts de marché

L’année prochaine, la startup vise les 70 à 80 chantiers réalisés sur Bordeaux, et compte ainsi doubler l’équipe de son agence. Le développement à l’international ne sera pas pour demain, car le marché de la rénovation français est déjà conséquent. « Il pèse 40 milliards d’euros, et nous sommes loin d’avoir une part significative, commente Aurélien Bros. Idem pour les cuisines, qui représentent 4 milliards d’euros en France. » Little Worker, qui se revendique leader sur son secteur d’activité, compte déployer en 2022 de nouvelles solutions, et notamment internaliser la partie menuiseries et parquets. « Jusqu’à présent nous sommes rentables, et nous avons autofinancé notre croissance, concluent les cofondateurs. Nous n’avons pas de projets d’ouverture de capital, pour l’heure. »

Little Worker
Basée à Bordeaux
87 salariés
CA 2021 : 25M€

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