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En 2022, la Gironde déploie sa feuille de route et poursuit ses investissements

Écosystème
mercredi 05 janvier 2022

Ce mercredi 5 janvier, Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental, a présenté ses voeux.

Fibre optique, RER girondin, sécurité sociale alimentaire… Durant ses vœux à la presse, Jean-Luc Gleyze, président de la Gironde, a fléché les principaux projets qui seront poursuivis ou amorcés en 2022.

« Lorsqu’on s’adresse aux non vaccinés, quelle que soit la manière dont on s’adresse à eux, je pense qu’il ne faut pas oublier toutes ces personnes fragiles, celles et ceux qui précisément doivent mériter que nous allions jusqu’à elles pour leur porter des doses de vaccin. » Pour la présentation de ses vœux à la presse, le président du Conseil départemental de Gironde, Jean-Luc Gleyze, a donné le ton ce mercredi 5 janvier ; au lendemain de la déclaration polémique d’Emmanuel Macron qui souhaite « emmerder » les non-vaccinés. « N’oublions pas parmi les non-vaccinés, à peu près 5 millions de personnes aujourd’hui en France, ce ne sont pas pour la grande partie des anti-vaccin mais des gens qui n’ont pas accès à la vaccination, qui ont des difficultés à trouver cet accès, ou qui ont besoin parfois d’être convaincus sur la nécessité d’être vacciné, sans pour autant y être opposés », a poursuivi Jean-Luc Gleyze.

Si la situation sanitaire était évidemment au cœur de ses vœux – le Département a réalisé 35.000 vaccinations depuis le lancement de la campagne -, le président de la Gironde était également tourné vers l’avenir. « La pandémie s’ajoute à des transformations assez profondes de la société, sociales, économiques, environnementales, numériques, démocratiques, et nous sommes à un moment un peu charnière au cours duquel il faut s’interroger. Sur la réalité de ces fractures, ce qu’elles produisent éventuellement comme dégâts, et les solutions qu’il faudrait construire ou développer pour dessiner une France plus solidaire demain. »

Une main tendue vers le monde économique

2022 sera la première année d’application de la feuille de route départementale, présentée en fin d'année dernière, et à ce titre plusieurs projets phares de la mandature seront initiés dans les 12 mois à venir. Tout d’abord, Jean-Luc Gleyze promeut une Gironde « équilibrée ». Le plan collèges qui s’élève à 650 millions d’euros se poursuit, et cinq nouveaux établissements ouvriront leurs portes à la rentrée prochaine, en plus des cinq inaugurés en septembre dernier. Le déploiement de la fibre optique est également en bonne voie via le plan Gironde Haut Mega, chiffré à 800 millions d’euros, et en mars, « nous en serons à la 250.000ème prise, c’est-à-dire à la moitié du chantier », pour une finalisation d’ici 2025.

Jean-Luc Gleyze veut « mailler le territoire » avec des équipements structurants comme un nouveau siège de l’IDDAC (Institut départemental développement artistique et culture) à Bègles, et rappelle au passage que « le Département est l’un des principaux investisseurs faisant travailler le monde économique dans le département. Nous sommes, avec la masse financière que représentent ces investissements, sur des engagements extrêmement lourds pour que le monde économique trouve sa place aussi, et trouve un retour – alors que nous n’avons plus de compétences en matière économique – de l’engagement du département dans ces chantiers-là ».

En route pour le RER girondin

Lors des débats autour du budget primitif, décision avait été prise par les élus départementaux de poursuivre les investissements sur les mobilités, et de proposer « un engagement du département sur un RER girondin » à hauteur de 170 millions d’euros, refusant ainsi de participer au financement du Grand projet du Sud-Ouest (GPSO). « Nous le savons, la question des mobilités reste un sujet quotidien dans le département qu’il faut absolument parvenir à traiter, a martelé Jean-Luc Gleyze. Les crédits départementaux sont clairement destinés à tout ce qui est hors GPSO et hors AFSB [ndlr, aménagements ferroviaires du sud de Bordeaux]. L’intérêt de ce que nous avons posé sur la table, c’est qu’il est maintenant question d’une ligne jusqu’au Verdon, ce qui n’était pas le cas il n’y a pas si longtemps que ça. » Le président de la Gironde a rappelé que l’important, selon lui, est de travailler entre autres la solution allant de Saint-Mariens à Blaye, de prendre en compte les lignes transversales entre Libourne et Arcachon, ou encore la partie Langon-La Réole. « Les crédits seront très clairement fléchés dans le cadre d’une convention qui sera mise en place entre le Département et Bordeaux Métropole. Après, ce que fait la Région revient à son président Alain Rousset. »

Une Gironde solidaire et responsable

Autre axe pour l’année 2022, porter une Gironde solidaire. Jean-Luc Gleyze souhaite créer une mutuelle solidaire départementale, qui faciliterait l’accès et le remboursement aux soins des personnes « qui pourraient en avoir le plus besoin ». « L’idée est de travailler sur la massification, au travers de la Gironde, pour arriver à produire ce type d’offre », présente l’élu. Un cadre sera défini d’ici la fin de l’année, pour amorcer la concrétisation du projet en 2023. « On regarde ce qui se fait ailleurs, ce qui fonctionne ou non, pour être en capacité d’avoir un exemple girondin le plus abouti possible. » Une réflexion autour des personnes âgées et un schéma autonomie sont également au programme.

Enfin, la Gironde se veut responsable, et un projet autour d’une sécurité sociale alimentaire est en cours de réflexion pour permettre aux personnes les plus défavorisées de pouvoir accéder à une alimentation de qualité. Si le contenu de cette action n’est pas encore défini, Jean-Luc Gleyze imagine des chèques « produits frais » ou « aliments de qualités » qui pourraient être proposés aux personnes concernées. « Pour faire en sorte que nous puissions continuer à travailler avec celles et ceux qui ont accès aux banques alimentaires dans un temps plus long ».

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