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La Gironde refuse de financer le GPSO mais flèche 170M€ vers le RER

Écosystème
lundi 22 novembre 2021

Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental, a fait voter une enveloppe destinée au RER "girondin" - crédit Département de la Gironde

Sollicité pour le financement des nouvelles lignes à grande vitesse vers Toulouse et Dax, le conseil départemental de Gironde a botté en touche. Il refuse de de rejoindre le GPSO et de prendre part à sa gouvernance, préférant flécher 170 millions d’euros en destination des trains du quotidien.

« Nous ne serons pas membre de la société de financement et nous ne financerons pas le GPSO », a affirmé lundi matin Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental, en préambule de la séance plénière visant à avaliser la position de la Gironde quant au financement des futures lignes à grande vitesse vers Toulouse et Dax, puis l’Espagne. Historiquement réticent au projet, l’élu socialiste du sud Gironde a marqué son opposition à la gestion du volet financier du projet, sur le fond comme sur la forme adoptée par le gouvernement.

« Après nous avoir donné des leçons via le pacte de Cahors, après nous avoir amené pendant neuf mois à nous battre pour obtenir 40 millions d’euros au titre du plan France Relance sur un budget de l’Etat sans commune mesure avec celui du département, celui du département pourrait du jour au lendemain supporter 280 millions d’euros pour financer un projet de grande infrastructure d’intérêt national et européen », a-t-il déclaré. Plutôt que de demander au conseil départemental de se prononcer sur le bien fondé de la LGV, Jean-Luc Gleyze a choisi de pousser une alternative.

En l’occurrence, une enveloppe fléchée plus spécifiquement vers les compétences du département, avec la création d’un fond de concours, doté de 170 millions d’euros et adressé à Bordeaux Métropole, pour accélérer le développement des projets liés au RER métropolitain, que l’élu préfère d’ailleurs qualifier de « RER girondin ». « Nous estimons que c’est une manière de stimuler le démarrage de ce RER girondin. Nous sommes là, attentifs au quotidien des girondines et girondins, et nous sommes prêts à lancer un fonds de concours, en dehors du GPSO qui devrait être financé par ceux que ça concerne », a ajouté le président du département, précisant que la destination finale de ces 170 millions d’euros serait vérifiée. Une manœuvre couronnée de succès, avec une délibération adoptée à 62 voix contre 2. Et une pression d'autant plus importante sur le vote métropolitain qui interviendra jeudi 24 novembre