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Chaîne du froid : E-tag RFID mise sur le thermomètre NFC

Demain
jeudi 14 octobre 2021

Depuis Bordeaux, Harald Legros distribue en France et en Espagne un thermomètre NFC norvégien

Filiale basée à Bordeaux d’un groupe singapourien, E-Tag RFID France cherche à faire percer sur le marché de l’alimentaire une solution connectée basée sur un thermomètre NFC et dédiée à la vérification du respect de la chaine du froid ou des conditions de stockage.

Déjà largement employée dans le monde de la supply chain à des fins de traçabilité, la technologie RFID pourrait-elle trouver sa place dans le quotidien d’un commerce de bouche ou d’un restaurant ? C’est le pari que souhaite relever la branche française du groupe singapourien E-Tag RFID, avec la commercialisation d’une étiquette NFC (Near Field Communication) munie d’un capteur de température, associée à un service en ligne capable d’offrir une vue synthétique des différents relevés effectués au fil du temps. « Dans le monde alimentaire, la plupart des relevés de température sont encore effectués et consignés à la main, alors que la technologie permet désormais d’obtenir des relevés de température réguliers, y compris pendant les jours de fermeture ou les vacances », estime Harald Legros, directeur associé d’E-Tag RFID France, qui a créé cette filiale française à Bordeaux fin 2019.

La technologie utilisée a été élaborée par la société norvégienne Tag Sensors. Elle prend la forme d’une étiquette RFID passive (l’énergie nécessaire au transfert d’informations est fournie par le téléphone de l’usager), à laquelle s’ajoute un capteur de température alimenté par une minuscule batterie imprimée, ainsi qu’une capacité mémoire permettant de stocker 4860 enregistrements. Pour relever les mesures du thermomètre, il suffit d’un smartphone compatible NFC, munie de l’application éditée par Tag Sensors. « La fréquence des mesures de température est programmable, et l’ensemble des données est transféré dans le cloud, ce qui permet d’obtenir une vue complète sur les relevés via un simple PDF, ou de s’interfacer avec des applications de plan de maîtrise sanitaire comme Qualipad », détaille Harald Legros.

À l’international, la solution compte déjà des références de premier plan comme McDonalds ou le logisticien DB Schenker. Du fait de sa rapidité de déploiement, E-Tag RFID France espère de son côté la commercialiser auprès de réseaux de commerces et de restaurants. « Nous avons lancé un test avec la franchise de bars à salade Jour, qui a pu juger de son efficacité », indique Harald Legros. La facturation se fait sous forme d’abonnement, avec un prix unitaire affiché à 30 euros par mois pour l’étiquette RFID et l’accès au service en ligne associé.

Un positionnement initial sur l’aéronautique

Créée fin 2019, E-Tag RFID France comptait au départ cibler principalement le secteur de l’aéronautique, d’où son adhésion à Aerospace Valley. Sa société mère, fondée en 2012, s’adressait en effet prioritairement au monde de l’aéronautique, avec une offre destinée à la traçabilité et la sécurisation des accès aux outils utilisés dans le cadre de la maintenance et du maintien en conditions opérationnelles. « Nous avons eu des contacts avec les grands industriels de la région, mais la crise du Covid a stoppé la plupart des investissements, et ce sont des projets longs, qui demandent une certaine programmation », commente Harald Legros qui, fort de cette double casquette industrielle et alimentaire, espère atteindre rapidement 300.000 euros de chiffre d’affaires dans l’Hexagone.

E-Tag RFID France
2 collaborateurs
Basée à Bordeaux (Startway Coworking)