Ces startups qui feront l’actualité néoaquitaine en 2026
Biotech, numérique, mobilité, fintech, santé… Autant de secteurs où l'innovation néoaquitaine s'affirme. En répondant aux grands enjeux de transition et de transformation, ces startups régionales feront parler d'elles.
Quelle startup fera la Une de l’actualité néoaquitaine, en 2026 ? Laquelle franchira une nouvelle étape dans son développement, ou conçoit une techno / une solution qui mérite d’être sous les projecteurs cette année ? Réponse (subjective) de nos journalistes.
Charente-Maritime :
Avatar Mobilité accélère en 2026
La startup rochelaise développe un véhicule ultraléger à très faible empreinte carbone, d’abord destiné aux professionnels puis aux particuliers. Elle prévoit de boucler au premier trimestre une levée de fonds combinant 1,5 million d’euros en fonds propres et 2,6 millions d’euros d’aides de Bpifrance et de l’Ademe. L’année marquera aussi la mise en place d’une première ligne pilote de production, étape clé vers l’homologation européenne, accompagnée de recrutements.
Dazzle prépare une levée de fonds en 2026
Basée à La Rochelle, la fintech fondée par Bastien Racouchot-Ridel, Romain Olivier et Mathieu Dumasdelage, déjà mobilisée pour financer des équipements allant des panneaux photovoltaïques aux caisses enregistreuses, vise désormais des clients de plus grande taille. Un tour de table d’un million d’euros est en préparation auprès d’investisseurs. En 2025, Dazzle a réalisé 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires.
Gironde :
Molluscan Eye fait de la biosurveillance grâce à des mollusques connectés
Molluscan Eye utilise le vivant pour surveiller la qualité de l'eau, en transformant des mollusques bivalves en capteurs : cette technologie est aujourd'hui déployée avec succès par la startup bordelaise auprès des grands industriels. Elle vient de remporter le Trophée de l'innovation LBP AM, un acteur historique de la gestion d’actifs en France adossé à La Banque Postale. Leurs moules, huîtres, coques sont connectés à des capteurs et envoient la donnée sur la qualité de l'eau en temps réel puisque ces animaux sont filtreurs. Ils sont donc les sentinelles parfaites pour connaître l'état de l'eau à un endroit et un instant T.
Kapsera, l’industrie de la micro-encapsulation durable
Fondée en 2018 et installée à Bordeaux, Kapsera est spécialisée dans la micro-encapsulation de principes actifs naturels. Sa technologie propriétaire, issue de la microfluidique, permet d'enfermer des molécules fragiles (probiotiques, phéromones, biostimulants) dans des micro-billes protectrices et biodégradables. Elle répond à un défi majeur : stabiliser les ingrédients naturels pour garantir la stabilité dans le temps et la délivrabilité. Elle cible plusieurs secteurs d’activité, comme l’agriculture - substitution des intrants chimiques par des biosolutions performantes - ou encore la nutrition humaine et animale, par exemple la protection des probiotiques et vitamines à forte valeur ajoutée. Ce vendredi 26 janvier, l’entreprise change d’échelle, avec l'ouverture de sa nouvelle unité de production et passe ainsi du stade pilote aux volumes industriels.
Landes :
France Géomatique, le jumeau numérique au service de la filière bois/forêt
Basée à Saint-Vincent-de-Tyrosse, France Géomatique révolutionne la gestion forestière en remplaçant les relevés archaïques par des jumeaux numériques. Exploitation de données satellites, drones et lidar… sa solution permet de modéliser précisément les volumes de bois et de surveiller l’environnement. En automatisant l'analyse, la startup permet aux propriétaires d'optimiser leurs coupes et d'anticiper les risques sanitaires. L'année 2026 pourrait marquer un tournant commercial : face au réchauffement climatique et aux menaces biologiques, comme le nématode du pin et avec la demande croissante en bois-énergie comme en éco-matériaux, l’outil pourrait affirmer sa pertinence à l'échelle de la filière.
Pays basque :
Lynxter fête ses dix ans cette année
La société Lynxter basée à Bayonne est spécialisée dans la fabrication de machines d’impression 3D. En quelques années, elle s’est imposée comme le leader de l’impression 3D silicone, ouvert à tous les matériaux. La jeune entreprise a bouclé deux premières levées de fonds, une en 2019 (1,5 million d’euros), et une autre en 2023 (4 millions d’euros). Si l’entreprise compte aujourd’hui 35 salariés, elle devrait atteindre les 41-42 collaborateurs d’ici la fin de l’année. Aujourd’hui la société dispose d’un rayonnement international, et développe plusieurs verticales, comme celle sur la Défense.
Fleeti va poursuivre son rayonnement mondial
La startup Fleeti est installée à Bidart depuis sa création en 2020. La jeune société propose une solution logicielle de gestion d'opérations, et notamment de flotte de véhicules. Elle compte aujourd’hui une centaine de salariés et sa solution est présente dans 25 pays dans le monde. En 2026, elle fait partie des startups à suivre, avec notamment une levée de fonds tout juste bouclée pour renforcer la technologie autour de plusieurs produits, et notamment ses dernières nées Fleeti Secure (contre le vol de véhicule) et Fleeti Vision (dashcam et vidéo embarquée). Une troisième levée de fonds bouclée par la société après deux premières en 2021 (1 million) et en 2023 (3 millions).
Béarn :
Biomim’gel veut lever des fonds cette année
Biomim’gel et ses solutions biomimétiques d’encapsulage de principes actifs se sent de plus en plus à l’étroit dans les locaux d’Hélioparc. En 2026, la startup née des recherches d’un laboratoire de l’UPPA prévoit une levée de fonds seed, avant un déménagement à Chemstart’up l’année suivante pour lancer sa phase préindustrielle.
Vision Technology cherche cinq millions d'euros pour décarboner le sport auto
L’électrification pour décarboner le transport, oui… mais en course automobile, rien ne remplacera la satisfaction d’entendre rugir un moteur à combustion interne ! C’est en tout cas la conviction des trois fondateurs de Vision Technology, qui conçoivent des moteurs à hydrogène devant permettre de décarboner le sport auto sans pour autant le réduire au silence. La startup prévoit de lever cinq millions d’euros en seed cette année.