Placéco Pays Basque, le média qui fait rayonner l’écosystème

Votre édition locale

Découvrez toute l’actualité autour de chez vous

Dans les Landes, Eten Environnement loge ses jeunes actifs pour leur bien-être

Engagement
jeudi 16 juillet 2026
Dans les Landes, Eten Environnement loge ses jeunes actifs pour leur bien-être

Eten Environnement est un cabinet d'ingénieurs conseils spécialistes de l'environnement, de l'aménagement et de l'assainissement. Crédits : E. E.

Ce mois-ci, l'Observatoire des engagements RSE en Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes, se penche sur Eten Environnement. La société landaise a décidé de loger plusieurs de ses salariés.

« J’ai toujours misé, dans mon management, sur le bonheur de mes collaborateurs et la pleine connaissance de leurs talents. C’est la base de la réussite de mon entreprise. » Fondatrice et dirigeante du cabinet de conseils Eten Environnement, basé dans les Landes, Gwénaëlle Maisonneuve compte aujourd’hui 35 salariés. Si, depuis 2003, elle place la formation au cœur de sa démarche de responsabilité sociétale (RSE), elle franchit une nouvelle étape en 2026 : proposer des logements à ses équipes. Un engagement affiché en mars dernier à l’occasion du salon Résolution, organisé par Placéco en partenariat avec Caisse d'Épargne Aquitaine Poitou-Charentes.

« Ce qui compte, c’est l’endroit où tu vis, reprend Gwénaëlle Maisonneuve, très impliquée dans les problématiques environnementales. Même si dans les Landes ce n’est pas compliqué de se loger, les conditions ne sont pas toujours idylliques. Je pense que pour les collaborateurs n’ayant pas un logement épanouissant, l’entreprise devrait leur permettre de trouver un endroit avec un jardin, de vrais espaces… pour qu’ils soient heureux. » D’autant qu’il y a quelques mois, la dirigeante a eu l’occasion d’acquérir une ancienne ferme composée de deux maisons côte à côte, d’une dépendance et d’un jardin de 3.200 m² abritant de la végétation et des arbres. Alors qu’un projet de promotion immobilière ciblait le terrain pour construire 50 logements dans des bâtiments neufs, Gwénaëlle Maisonneuve s’est positionnée sur le dossier. « Certes il s’agissait de loger des gens, mais cela allait détruire les arbres, l'îlot de verdure, des cavités à chauves-souris en plein centre de Dax. »

Définir un cadre pour bien vivre ensemble

Une fois propriétaire du lieu, la dirigeante d’Eten Environnement imagine la nouvelle vie de celui-ci. Sur les deux maisons, elle décide d’en réserver une aux jeunes actifs de son entreprise, en colocation, au moins le temps qu’ils trouvent un logement leur convenant. Aujourd’hui, ils sont trois à habiter cette maison, et une chambre supplémentaire est réservée aux collaborateurs de la filiale tarn-et-garonnaise, lorsqu’ils ont besoin de venir à Dax. « C’est un vrai logement de qualité, on le voit ne serait-ce que durant la canicule, souligne Gwénaëlle Maisonneuve. Le bâtiment est ancien avec une belle inertie thermique, il y fait bon vivre. »

Mais le mélange de la vie professionnelle et de la vie personnelle fait-il bon ménage, en colocation ? « De ce que je vois, oui, répond la dirigeante. Ils s’organisent des soirées, je n’ai pas l’impression qu’ils soient parasités par le boulot même s’il faudrait que je leur pose la question. » Elle entend d’ailleurs coconstruire avec eux une charte du bien-vivre ensemble, pour définir un cadre et éviter des situations fâcheuses. « D’autres questions resteront encore à arbitrer, comme les critères d’attribution du logement. Est-ce par rapport à l’ancienneté ? Le pouvoir d’achat ? », évoque Gwénaëlle Maisonneuve.

Un futur lieu de vie ouvert sur le quartier

Dans un second temps, la Landaise aimerait transformer la seconde maison en lieu de vie pour personnes âgées ou pour parents solo ayant besoin, un temps, de rebondir. Une vocation qui nécessiterait la mise en place d’une structure médico-sociale, « un peu lourde à porter ». « Les banques me suivent, mais ce n’est pas encore lancé car cela nécessite quelques travaux », précise Gwénaelle Maisonneuve. Qui, fourmillant d’idées, réfléchit déjà au dernier bâtiment de sa ferme, la petite dépendance : « On pourrait en faire un lieu de partage avec des ateliers ouverts pour les habitants du quartier », esquisse-t-elle.

Sur le même sujet