Placéco Pays Basque, le média qui fait rayonner l’écosystème

Votre édition locale

Découvrez toute l’actualité autour de chez vous

Transmission d’entreprises : le CRA, un réseau discret qui veille sur l’emploi local

Écosystème
mercredi 01 octobre 2025
CRA

Le CRA Charente-Maritime compte une trentaine d'adhérents en quête d'entreprises. Crédits Photo : Adobe Stock.

Le CRA facilite depuis quinze ans, grâce à son réseau d’adhérents, la reprise des petites entreprises et incite les dirigeants à anticiper leur départ.

En Charente-Maritime, de nombreux dirigeants approchent l’âge de la retraite. Préparer la transmission de leur entreprise est un enjeu majeur pour l’économie du territoire. Depuis quinze ans, le CRA – Cédants et Repreneurs d’Affaires – accompagne ces passages de relais pour éviter la disparition d’emplois et de savoir-faire.

Des repreneurs nombreux, peu d’entreprises à céder

Créée il y a 35 ans, l’association loi 1901 fonctionne sur un principe simple : mettre en relation des dirigeants qui veulent céder et des entrepreneurs qui souhaitent reprendre, dans un cadre neutre et confidentiel. Le réseau s’appuie sur 250 délégués bénévoles en France, tous anciens chefs d’entreprise ou professionnels aguerris. « Ici en Charente-Maritime, nous sommes trois bénévoles à accompagner une vingtaine d’entreprises », explique Philippe Ponnelle, délégué local. Le département attire de nombreux candidats à la reprise, souvent des cadres de 30 à 40 ans désireux de développer une PME plutôt que de créer ex nihilo. « Le problème, c’est que nous avons plus de repreneurs que d’entreprises à vendre », constate Philippe Ponnelle. Le tissu local, dominé par les services, le négoce et le bâtiment, compte peu d’industries [à céder, NDLR], alors que la demande est forte dans ce secteur.

Côté cédants, les deux tiers des dossiers concernent des dirigeants proches de la retraite. « Une transmission, ça se prépare. Idéalement deux ans avant, sinon il est souvent trop tard », insiste le délégué. Le CRA accompagne les chefs d’entreprise dans cette étape à forte charge financière, humaine et affective. « Une entreprise, c’est une partie de soi. Notre rôle, c’est d’assurer la passation, que cela se fasse dans de bonnes conditions. »

Confidentialité et accompagnement global

L’association se distingue des acteurs privés par son indépendance : pas de commissions, pas d’honoraires, et une stricte confidentialité. Les repreneurs adhérents – une trentaine en Charente-Maritime, 1.400 au niveau national – accèdent à une base d’entreprises à céder, mais aussi à des formations, études sectorielles et webinaires. Les dossiers sont anonymisés et la rencontre n’est organisée qu’avec l’accord du chef d’entreprise. Au-delà de la mise en relation, l’enjeu est clair : assurer la continuité des entreprises locales. « Sans transmission, c’est l’emploi et le savoir-faire qui disparaissent. Favoriser la reprise, c’est maintenir la vitalité économique de nos territoires », rappelle Philippe Ponnelle.

Sur le même sujet