La Houle veut fédérer les professionnels de l’audiovisuel au Pays basque
Marine Thömmerel, Marie Desivi et Marjory Ott ont lancé ensemble l’association la Houle pour fédérer les professionnels de l’audiovisuels du Pays basque. Crédits Romain Laffue
Une association vient de se monter au Pays basque pour réunir les professionnels du secteur de l’audiovisuel. Un format apparenté à un club puisque la Houle a l’intention d’organiser plusieurs rendez-vous dans l’année.
Un nouveau réseau pour le monde de l’audiovisuel. « La Houle », c’est son nom, entend réunir les professionnels du secteur au Pays basque. L’idée est née de la tête de trois amies productrices installées sur le territoire. « Notre réseau nous faisait remonter qu’on était isolé », justifie Marie Desivi, cofondatrice et trésorière de l’association. « Outre les trois gros festivals que sont le Fipadoc, Nouvelle Vague et Biarritz Amérique Latine, on n’avait pas d’autres moments pour se croiser. »
Alors les trois amies ont décidé de lancer leur propre réseau, sous le format d’une association « dans le but de dynamiser la filière sur le territoire et créer des projets ». La Houle s’adresse non seulement aux professionnels directs de l'audiovisuel, mais aussi à tous les métiers qui gravitent autour. « On intègre aussi les photographes, les musiciens, tous ceux qui travaillent dans des projets audiovisuels ou sonores », précise la cofondatrice. Seulement une semaine après son lancement officiel, l’association a déjà enregistré 50 adhésions. Illustration d’un besoin en local. « Il y a un vrai besoin de se regrouper », commente Marie Desivi.
Préserver les compétences
La Houle veut donc en priorité créer des moments de partage. Si le programme n’a pas encore été complètement construit pour 2026, l’idée sera de faire des visites de structures déjà existantes sur le territoire, des tables rondes, ou encore des réunions sur des sujets spécifiques. En parallèle, l’association a déjà négocié un partenariat avec la Cité de l’Océan qui leur met à disposition des bureaux pour notamment proposer des espaces partagés, de travail, ou de réunion.
En parallèle, l’association entend aussi être un porte-voix des compétences déjà présentes en local. « Ça fait huit ans que j’ai ma société ici, on travaille localement à 80%, il y a un potentiel énorme, mais on manque de visibilité », insiste Marie Desivi. « Quand je remonte à Paris, je constate qu’on ne nous connaît pas ». Ainsi, à travers ces rendez-vous, et ces rencontres, l’association veut dynamiser la filière « afin que les gens arrêtent de partir et de préserver les compétences ici ».