Avec le « Touriscore », les Charentes veulent mieux mesurer l’impact du tourisme
« La donnée doit nourrir le débat local », souligne Stéphane Villain, président de Charentes Tourisme. Crédits : CMT17
Excelia Business School et Charentes Tourisme lancent un indicateur inédit pour aider les territoires à piloter le tourisme à l’aune de critères économiques, sociaux et environnementaux.
Comment savoir si le tourisme crée réellement de la valeur sur un territoire ? Et à quel coût ? C’est à ces questions que souhaite répondre le « Touriscore », nouvel outil développé par Excelia Business School et Charentes Tourisme. L’ambition est de dépasser les indicateurs traditionnels de fréquentation pour proposer une lecture plus globale et plus opérationnelle de l’impact touristique. « Le tourisme est un levier économique majeur, mais il génère aussi des tensions », résume Bruno Neil, directeur général d’Excelia. « Il devenait nécessaire de disposer d’un outil capable d’objectiver ces effets, positifs comme négatifs. »
Une expérimentation territoriale dès 2026
Concrètement, le Touriscore repose sur un algorithme combinant données économiques, sociales, sociétales et environnementales. Il doit permettre aux collectivités de disposer d’un tableau de bord synthétique pour orienter leurs choix : développement de l’offre, régulation des flux, investissements publics. Pour Charentes Tourisme, association à mission depuis 2024, l’enjeu est stratégique. « Notre rôle n’est plus seulement de promouvoir, mais d’accompagner les territoires dans leurs décisions », explique son président Stéphane Villain. « Le Touriscore doit aider à construire un tourisme équilibré, acceptable et durable. »
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Le dispositif sera testé à partir de 2026 en Charente et en Charente-Maritime, avant une éventuelle diffusion à d’autres territoires. Pensé comme un outil duplicable, il pourrait à terme devenir une référence en matière de pilotage touristique. Le projet s’appuie également sur une phase de concertation associant habitants, professionnels et élus. « La donnée doit nourrir le débat local », souligne Stéphane Villain, et ainsi transformer l’indicateur en levier d’action concrète.