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"Le bon sens avant le profit", la vision RSE de Façon Cuir à Larressore - Premium

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mercredi 15 février 2023

De gauche à droite, Matthieu, Benoit, Noémie et Jean Michel Devoucoux qui dirigent ensemble la société Façon Cuir à Larressore. Crédit: Anthony Michel

Lancée en 2018 Façon Cuir continue de développer des valeurs sociales et environnementales très fortes. L'entreprise spécialisée dans la sous-traitance en sellerie de cuir et maroquinerie mise notamment sur un management très tourné vers le bien être du salarié.

Dire que la famille Devoucoux s'intéresse à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un euphémisme. Autour de la table, une grande partie de la famille propriétaire de la jeune entreprise Façon Cuir, atelier sous-traitant en sellerie de cuir et maroquinerie, et la conversation est à bâtons rompus notamment quand il s'agit de parler de la gestion des salariés.

Il faut dire que c'est depuis son lancement en 2018 que la famille s'y penche. Dès l'origine de la création de la société, Matthieu Devoucoux cofondateur et responsable de l'atelier se souvient : "J'étais assez fan des entreprises comme Dassault, où tout le monde a envie d'aller travailler là-bas, et je me dis que si demain, on a une grosse pile de CV sur notre bureau, avec des gens qui veulent vraiment venir bosser chez nous, ça sera une certaine réussite managériale".

Entretiens trimestriels

C'est pour cette raison, qu'avec son frère Damien, ensemble, ils ont mis des valeurs managériales très fortes au cœur de la création de Façon Cuir. "On voulait un management plus cohérent", explique Matthieu Devoucoux. Alors ils ont mis en place des entretiens trimestriels avec les salariés. "Tous les sujets sont évoqués : les choses qui vont, qui ne vont pas, les petits désirs" détaille-t-il. "Ça nous permet d'anticiper les problématiques ou les futures tensions". Tous les trois mois, le chiffre de l'entreprise est communiqué aux salariés, et une part leur est versée sous forme de prime. Un management pas global, mais qu'ils veulent au contraire centré autour de chaque salarié. Flexibilité horaire, aménagement spécifique à la demande quand nécessaire, Matthieu Devoucoux s'adapte : "Refuser ce genre de petites pratiques, c'est refuser son job de manager, et c'est intéressant de pouvoir s'adapter à chaque profil".

Dans la pratique, pas de pointeuse dans l'entreprise, en cas de demande de changement d'horaire, un message au chef d'atelier, avec une feuille de "rattrapage" pour récupérer les heures manquées. "On est 25 dans l'atelier, je sais qui est là, qui arrive plus tard et pourquoi, l'échelle nous permet de maintenir ça", détaille le jeune homme. S'ils étaient amenés à grandir, Noémie Devoucoux sa sœur, co gérante, a déjà anticipé : "Si on est 100, on reproduira de mini ateliers comme ça, pour garder cette petite échelle".