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Municipales 2026 : Antoine Colin « Les salaires doivent être augmentés de 400 euros net »

Écosystème
lundi 02 mars 2026

Dans le cadre des municipales, Placéco Charente-Maritime pose les trois mêmes questions à chacun des candidats à la fonction de maire de La Rochelle.

Municipales 2026 : Antoine Colin « Les salaires doivent être augmentés de 400 euros net »

Antoine Colin, Lutte ouvrière. Crédit photo : A.C

Antoine Colin, candidat Lutte ouvrière, souhaite « implanter dans les entreprises locales des groupes militant sur la base des idées communistes et révolutionnaires ».

Quelles sont les mesures fortes de votre programme sur le plan économique ?
Le chômage continue de progresser, bien que de nombreux chômeurs soient rayés des statistiques. L’usine Colibri de Pons dont la fermeture est programmée appartient au groupe Roullier qui, avec 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a les moyens de maintenir tous les emplois. Il faut interdire les licenciements à de tels groupes. Et pour supprimer le chômage existant, imposer la répartition du travail entre tous, avec maintien du salaire.
Les prix augmentent bien plus vite que l’inflation officielle. Cela résulte d’un racket organisé par les spéculateurs, les banques et les géants de l’industrie : même quand le cours des céréales ou du sucre baisse, le prix en magasin continue de monter. Pour arrêter cette spirale, les travailleurs devront se mobiliser et imposer leur contrôle sur ces spéculateurs et sur l’économie. Les salaires, les pensions, les allocations doivent être augmentés de 400 euros net et suivre ensuite la hausse des prix, pour que chaque famille puisse vivre dignement. 

Comment comptez-vous renforcer le lien avec le tissu économique local ? 
Pour défendre ces perspectives dont dépend la vie des travailleurs et de leur famille, il faut implanter dans les entreprises locales des groupes militant sur la base des idées communistes et révolutionnaires. Ces groupes serviront de points d’appui aux luttes futures des travailleurs. Ils y défendront l’organisation démocratique des travailleurs et le contrôle de leurs propres luttes au travers de comités de grèves.

Comment pensez-vous maintenir le tissu économique local dans la course dans un contexte de transition écologique et numérique ?
Au sujet de la transition écologique, les travailleurs ne sont en rien responsables de la situation environnementale, ils en sont les premières victimes. Ce sont eux qui respirent des solvants dans l’industrie nautique, eux qui habitent dans des logements amiantés, et dans les zones les plus polluées. La réduction des gaz à effet de serre est rendue nécessaire par une organisation économique dont ont profité les plus grandes entreprises et les plus grandes fortunes. Il faut faire porter l’intégralité des coûts de la transition à ces fortunes. Elle ne doit en aucun cas se faire au détriment des emplois des travailleurs.
Concernant la transition numérique, l’informatique et l’IA peuvent utilement remplacer du travail humain fastidieux, mais il n’y a aucune raison que ce soit au détriment de l’emploi. Seule la logique capitaliste transforme ces progrès techniques en catastrophes humaines. La transition numérique doit servir au contraire à alléger le travail, réduire le temps de travail, en maintenant l’intégralité des emplois. Le rendre possible doit être la perspective des luttes à venir.