L'immunité collective est acquise contre la DNC dans le 64
Le cheptel des Pyrénées-Atlantiques a atteint l'immunité collective contre la DNC. Photo Iñaki LLM / Creative commons
Plus de 75% des bovins du département ont été vaccinés depuis plus de 28 jours, permettant un nouvel assouplissement des restrictions de mouvements.
La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a annoncé le 9 février l’acquisition de l’immunité collective contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) dans la zone vaccinale I du Sud-Ouest. Cette zone s’étend sur sept départements, de l’Atlantique à la Méditerranée, et concerne notamment plus de 400 communes dans les Pyrénées-Atlantiques, principalement dans les zones centrale et ouest du département. Cette avancée intervient après le passage, le 27 janvier dernier, de 129 communes de l’est des Pyrénées-Atlantiques, jusque-là en zone de surveillance, en zone vaccinale de type II. Une évolution réglementaire qui avait déjà permis un premier allègement des contraintes pesant sur les déplacements de bovins.
« Mobilisation exemplaire »
Selon les services de l’État, l’immunité collective a été atteinte grâce à la vaccination de plus de 75% des bovins depuis plus de 28 jours, dans plus de 95% des ateliers d’élevage de la zone vaccinale I. Dans les Pyrénées-Atlantiques, près de 187.000 bovins ont ainsi été vaccinés depuis le 15 décembre 2025. Le préfet a salué, par voie de communiqué, « la mobilisation exemplaire » des éleveurs, des vétérinaires, ainsi que des organismes professionnels, dont le Groupement de défense sanitaire (GDS), le Groupement technique vétérinaire (GTV) et la chambre d’agriculture.
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L’acquisition de l’immunité collective permet désormais un assouplissement des restrictions de mouvements pour les bovins vaccinés issus de cheptels eux-mêmes vaccinés en zone vaccinale I. Des sorties vers la zone indemne française sont ainsi possibles, sous conditions strictes. « Si la situation sanitaire est aujourd’hui favorable, la vigilance reste impérative », rappelle la Préfecture, qui souligne également le maintien de l'obligation de vaccination de « l'ensemble du cheptel bovin ».