Limitée par la réserve électorale, la CAPB souhaite ses voeux pour 2026
Le président de l'agglomération Pays basque a pris la parole à l'occasion des voeux 2026. Crédits : Anthony Michel
Ce jeudi, l’agglomération Pays basque organisait ses traditionnels vœux en cette nouvelle année 2026. À défaut de pouvoir faire un bilan, période de réserve électorale oblige, les élus ont salué le travail accompli par l’intercommunalité créée en 2017.
« Je pense qu’on a de la chance d’avoir cette agglomération ». C’est par ces mots que le maire de Ciboure, Eneko Aldana Douat a accueilli ses confrères élus à l’occasion de la cérémonie des vœux de la communauté d’agglomération Pays basque organisée dans sa commune. Une cérémonie un peu particulière puisqu’elle se tenait pendant la période dite de réserve, puisque les élections municipales se tiendront en mars prochain.
Ainsi, si les élus se sont gardés d’un quelconque bilan de l’action de l’exécutif aux manettes, ils ont pris le temps de saluer le travail réalisé par cette institution née pendant ce mandat. En effet, la CAPB a été officiellement lancée en janvier 2017, regroupant les 158 communes du Pays basque, sur une superficie de presque 3.000 km2 et les dix intercommunalités préexistantes. « Cette agglomération est une aubaine », a ainsi rappelé le maire de la commune. « Sur Ciboure nous menons plusieurs gros projets d’aménagement, que la ville n’aurait pas pu porter seul, et que même l’intercommunalité Sud Pays basque n’aurait pu porter seule non plus ».
« Nos projets sont fruits de persévérance »
Plus tard, c’est Remi Bochard, directeur des services de l’agglomération, qui avec poésie a tenu la métaphore de « l’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono. « Nos projets sont fruits de persévérance, et nourris dans la durée » a-t-il souligné. Il a notamment salué l’adoption récente du schéma de cohérence territoriale (SCoT), « un grand document de transformation écologique ».
Le président de l’agglomération Pays basque aussi s’est adonné à prendre la parole en évitant de faire le bilan, lui-même candidat à nouveau à Bayonne. Il a ainsi axé sa prise de parole sur la valorisation du travail des agents. « Nous sommes pour le quotidien des mortels invisible » a déploré Jean-René Etchegaray. Selon lui, les citoyens ne savent pas qui s'assure que l’eau coule dans les robinets, ou encore que les déchets soient récoltés, deux des actions fondamentales réalisées par les agents communautaires. « Je constate l’ampleur des services rendus aux concitoyens » a-t-il insisté.
Le président de la CAPB a également souligné l’évolution réglementaire, parfois difficile à laquelle les élus sont soumis. « J’ai parfois du mal à comprendre ce qu’on nous écrit », pointe Jean-René Etchegaray, soulignant par exemple que le « code de l’urbanisme a quadruplé de volume ».
Enfin, le président a rendu hommage aux élus de son exécutif et à tous les maires qui ont décidé de ne pas se représenter en mars prochain.