Les priorités de l’État au Pays basque en 2026
Jean-Marie Girier a fait le point sur les priorités pour 2026 dans le département. Crédits : Anthony Michel
À l’occasion de son point presse de rentrée, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, a détaillé les priorités de l’État pour 2026. Outre les sujets autour de l’agriculture, l’économie, l’emploi industriel et le développement du RER basco-landais figurent parmi les axes majeurs évoqués.
Le préfet tenait ce mercredi son traditionnel point presse de rentrée pour balayer les grandes thématiques de cette nouvelle année 2026. Si les élections municipales du mois de mars, et les problématiques autour du monde agricole figurent en haut de la pile, Jean-Marie Girier a également évoqué plusieurs enjeux économiques. Ainsi, dans un contexte économique jugé globalement favorable, l’État entend concentrer une partie de son action sur le soutien à l’emploi industriel dans les Pyrénées-Atlantiques. Le taux de chômage départemental s’établit à 6,1%, contre 7,5% au niveau national. Une situation proche du plein-emploi, qui crée toutefois des tensions de recrutement, notamment sur les métiers industriels qualifiés.
Le préfet a rappelé les besoins importants identifiés dans plusieurs filières, dont l’aéronautique, l’industrie de défense et certaines activités industrielles de proximité. Selon les services de l’État, près de 900 recrutements sont attendus dans l’industrie de défense sur les 12 à 15 prochains mois, pour environ une centaine d’entreprises du territoire. Des actions ciblées sont menées avec les entreprises, notamment à travers des dispositifs de formation directement sur site, afin de répondre à ces besoins, comme cela a été réalisé par exemple chez Lauak, avec la Lauak Eskola.
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Mobilité
La mobilité ferroviaire est également au cœur des priorités de l’Etat dans le département. Le préfet a rappelé son engagement dans le projet de RER basco-landais, aux côtés de la Région et des collectivités locales. Une nouvelle étape a été franchie avec la signature de la convention de financement des études de la future gare de Bidart, dont l’ouverture est envisagée à l’horizon 2029.
Autres enjeux de mobilité, ceux autour de la frontière. Les travaux de rénovation de la gare d’Hendaye, prévus à partir de 2027, doivent accompagner la montée en puissance des liaisons régionales et transfrontalières. D’autant que côté espagnol, les travaux en gare d’Irun s’achèvent, et qu’il faudra bientôt « choisir où sera le hub entre Irun et Hendaye », explique le préfet. En attendant, les cercanias (train de banlieue espagnol) pourront prochainement revenir à Hendaye.
Enfin, le centre européen de fret de Mouguerre poursuit sa montée en charge, notamment avec l’arrivée de Brittany Ferries. Depuis l’été 2025, l’activité de ferroutage permet déjà le report d’environ 25.000 camions par an vers le rail, avec un objectif à terme de 75.000. « C'est quasiment une économie de 100.000 tonnes de CO2 », insiste le représentant de l’État .
En parallèle, l’État rappelle les accompagnements financiers aux entreprises avec notamment le dispositif France Relance. « Dans le département, ce sont 260 millions d’euros dans les Pyrénées-Atlantiques », rappelle Jean-Marie Girier. En rappelant le maintien du dispositif, avec récemment deux projets en partenariat avec l’ESTIA, l’école d’ingénieurs, soutenue par France 2030.