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Au CJD Béarn, la fin d’un mandat et l’ouverture d’un nouveau cycle

Écosystème
vendredi 09 janvier 2026
Au CJD Béarn, la fin d’un mandat et l’ouverture d’un nouveau cycle

Le CJD Béarn est la seconde section de France après celle de Paris. Crédits : CJD Béarn

Après deux années marquées par l’engagement et la structuration, le bureau sortant du CJD Béarn s’apprête à passer le relais à une nouvelle équipe. Une transition préparée de longue date, reflet d’un modèle associatif fondé sur l’investissement des dirigeants.

Après deux ans aux manettes de la section béarnaise du CJD, Pierre Couture et Pascal Bourdin, actuellement président et vice-président, s’apprêtent à passer la main. Elus en décembre dernier, leurs successeurs, Benoît Mattei, notaire à Pau et futur président, et Hélène Krieger, dirigeante d’ADK Architecture et future vice-présidente, prendront leur suite, au mois de juillet. « Ce décalage permet aux élus de disposer de plusieurs mois pour préparer la fin du mandat et la passation », explique Pierre Couture, dirigeant des établissements Couture, spécialisés dans la métallurgie industrielle. Cette période inclut également un temps de formation, notamment à Paris, destiné à accompagner les futurs responsables dans leur prise de fonction.

Un dispositif complété par le Campus national du CJD, qui rassemble les membres appelés à exercer des responsabilités partout en France. « Cette formation permet de se projeter sur les deux années à venir et de mieux comprendre les attendus liés aux fonctions exercées au sein d’un bureau », précise Benoît Mattei.

L'engagement au cœur du projet

Contrairement à d’autres organisations, le CJD ne fonctionne pas sur un mode électoral classique. Il n’y a pas de campagne. Le système repose sur la cooptation : chaque membre peut proposer entre une et trois personnes qu’il estime capables d’assumer la présidence. À l’issue de ce vote interne, une à trois candidatures émergent et sont soumises à un vote en assemblée plénière, sous réserve que les intéressés acceptent d’aller jusqu’au bout du processus. « On n’est pas candidat au sens traditionnel du terme. La proposition nous “tombe dessus” et on dispose de quelques jours pour décider si l’on accepte d’entrer dans ce parcours », résume Benoît Mattei. Une seule condition est requise : avoir moins de 45 ans le jour de l’élection.

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Les membres du futur bureau, comme ceux du bureau sortant, partagent un point commun : une ancienneté d’environ dix ans au sein du CJD. Un investissement de long terme, reconnu au moment de la désignation. « C’est une reconnaissance de l’engagement apporté à l’association », souligne Hélène Krieger.

Fondée il y a plusieurs décennies, la section de CJD Béarn fait figure de référence au sein du réseau national. « C’est la deuxième plus ancienne section de France, juste après Paris », rappelle Pierre Couture. Elle compte aujourd’hui 72 membres, un effectif qui contribue à la vitalité et à la stabilité de son fonctionnement. « Nous sommes une section très structurée. Ce qui a été mis en place au fil des années est rassurant, et facilite la constitution d’un bureau », explique Benoît Mattei.

« L’ensemble des membres joue le jeu de l’investissement », observe Pascal Bourdin. Un état d’esprit partagé par le bureau entrant, qui voit dans le CJD à la fois « une école du dirigeant » et « un lieu d’entraide », où sont abordés l’ensemble des sujets, professionnels comme personnels, qui jalonnent la vie d’un entrepreneur.

Pour le bureau sortant, ce mandat aura avant tout été un exercice grandeur nature de management. « Ça a été un super exercice : on se retrouve avec d’autres dirigeants pour faire avancer une structure associative, ce qui m’a appris la vraie délégation », confie Pierre Couture. Donner un cap, fixer des objectifs, puis laisser les équipes agir avant d’en assurer le suivi : une approche qui, selon lui, a également permis de mieux appréhender la gestion de situations sensibles. « Il y a eu quelques gestions de crise, très instructives. Il faut savoir prendre du recul, analyser, parfois rester au-dessus de la mêlée. » Un constat partagé par Pascal Bourdin, pour qui le mandat a surtout été « un travail avec des personnalités », nécessitant de faire le lien entre le quotidien de chef d’entreprise et l’esprit associatif, bénévole. « Impliquer tout le monde, motiver sans contrainte, c’est un vrai défi. »

Une fin de mandat tournée vers la transmission

À l’heure de passer la main, le bureau sortant se dit en phase avec les objectifs fixés. « On a fait ce qu’on voulait faire, on a fait évoluer le mouvement », estime Pierre Couture. L’une des priorités aura été l’intégration des nouveaux membres, avec des taux de participation jugés élevés, perçus comme un investissement sur le long terme. Parallèlement, la section a accompagné un changement de cycle, marqué par le départ de membres présents depuis parfois 15 ans, sans rompre le lien. Un statut d’« aîné » a ainsi été créé, permettant de maintenir des passerelles ; 16 personnes y ont déjà adhéré. Le mandat s’achèvera pleinement après deux temps forts : l’événement Premium au Zénith, le 23 janvier, puis le congrès national du CJD à Nice en mai. « Si on arrive à emmener du monde à Nice, ce sera une très belle manière de clôturer le mandat », souligne Pascal Bourdin.

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Du côté du bureau entrant, les priorités sont déjà posées : finaliser l’organisation de la soirée Premium, enjeu économique pour la section, achever la constitution d’un bureau intégrant de nouveaux profils, puis inscrire l’action dans la continuité, tout en ouvrant de nouveaux chantiers, notamment autour des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. « Notre objectif reste d’impliquer un maximum de jeunes dirigeants, et pour l’instant, les retours sont très positifs », conclut Benoît Mattei.

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