Municipales 2026 en Nouvelle-Aquitaine : les enjeux décisifs du second tour ville par ville
Lors du second tour, les cartes locales pourraient être rebattues dimanche soir et l'équilibre politique régional ainsi profondément bouleversé. Crédit : G.R.
Ce second tour des élections municipales 2026 en Nouvelle-Aquitaine s'annonce souvent serré, avec des configurations électorales complexes, marquées par des rebondissements et des alliances décisives. Entre batailles vitales pour le contrôle des métropoles et quadrangulaires historiques, les équilibres politiques régionaux pourraient être profondément bouleversés.
En Nouvelle-Aquitaine, les cartes locales pourraient être rebattues dimanche soir et l'équilibre politique régional ainsi profondément bouleversé, entre batailles vitales pour le contrôle des métropoles et quadrangulaires historiques.
Bordeaux
L'enjeu majeur de ce second tour est la conquête, ou la conservation, de la présidence de la Métropole, qui passe impérativement par une victoire dans la ville-centre. La bataille sera extrêmement serrée entre le maire sortant Pierre Hurmic, arrivé en tête avec 27,68% des voix, et son challenger Thomas Cazenave, qui a récolté 25,58% des suffrages au premier tour. Ce dernier espère l'emporter grâce au report des voix de Philippe Dessertine, qui s'est retiré de la course.
Pau
Dans cette ville marquée par une abstention record de 45,04% au premier tour, l'enjeu principal pour les candidats de cette triangulaire est de réussir à mobiliser les électeurs boudant les urnes, le futur vainqueur devant également présider l'agglomération. Le maire sortant François Bayrou, par ailleurs sous la menace d'un jugement en appel à l'automne (affaires des assistants parlementaires européens du MoDem), est arrivé en tête avec 33,83% des suffrages. Il affrontera Jérôme Marbot pour la gauche et Margaux Taillefer pour le Rassemblement National.
Bayonne
L'élection est marquée par un tournant historique : pour la toute première fois, l'extrême droite s'est qualifiée pour le second tour des élections municipales bayonnaises. La triangulaire opposera le maire sortant centriste Jean-René Etchegaray, le candidat de l'union de la gauche Jean-Claude Iriart, et Pascal Lesellier, le représentant d'extrême droite qui a réuni 10,72% des voix lors du premier tour.
Biarritz
L'enjeu du scrutin réside dans le jeu des alliances de l'entre-deux-tours pour départager des candidats au coude-à-coude. L'ancien rugbyman Serge Blanco est arrivé en tête avec 26,68% des suffrages et a fusionné avec la liste de Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde. Il va essayer de transformer l’essai à Biarritz. Il est talonné de très près par la maire sortante Maïder Arosteguy (26,6% des voix), tandis que la candidate de gauche Ana Ezcura, arrivée troisième avec 17,82%, a reçu le renfort de Guillaume Barucq.
Mont-de-Marsan
La capitale landaise s'apprête à vivre une quadrangulaire totalement inédite et imprévisible, dans un contexte de forte abstention (41,39%). La gauche unie menée par Frédéric Dutin vire en tête en frôlant les 30% des suffrages, plaçant le maire sortant Charles Dayot en ballottage défavorable avec 26,04% des voix. Ce dernier est lui-même talonné par Geneviève Darrieussecq (23,98%), la quatrième liste étant celle de Nicolas Lerègle pour le RN (13,92%).
La Rochelle
L'enjeu rochelais est le dénouement d'une quadrangulaire historique, une configuration inédite depuis 1971, causée par l'échec des fusions de listes à la suite de profonds désaccords politiques. Le député Olivier Falorni aborde ce scrutin en position de force avec 33,12% des voix, face à la candidate de la coalition de gauche Maryline Simoné (21,41%) et au maire sortant Thibaud Guiraud, en grande difficulté avec seulement 15,64% des suffrages.