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La Rochelle : le Propeller Club, réseau discret mais influent de l’économie portuaire

Écosystème
mercredi 03 décembre 2025
La Rochelle : le Propeller Club, réseau discret mais influent de l’économie portuaire

Le Propeller Club a été créé en 1920 aux États-Unis, et celui de La Rochelle a vu le jour en 1998, grâce à Yves Thomas. Crédits : Propeller Club LR

Réseau international né aux États-Unis, le Propeller Club rochelais s’impose comme un maillon stratégique entre acteurs portuaires, entreprises locales et nouvelles générations.

Lorsque le Propeller Club La Rochelle a été fondé en 1998, l’objectif était clair : créer un espace de rencontres entre les professionnels du port de commerce. Vingt-sept ans plus tard, le réseau a changé d’échelle, sans perdre son ADN. « Nous sommes un relais destiné à toute la communauté portuaire, mais aussi à tous ceux qui gravitent autour », résume son président, Pierre-Jean Huré. Avec près de 80 adhérents, le club rassemble aujourd’hui le Grand Port Maritime, des lamaneurs, des transporteurs, un chantier naval, des experts maritimes, mais aussi des avocats ou des entreprises de services. Une diversité assumée. « On accueille ceux qui travaillent avec le port, mais aussi ceux qui ont une vraie passion pour ces métiers. »

Ce positionnement hybride distingue le Propeller Club de l’Union maritime, centrée sur les seuls professionnels de La Pallice. Ici, pas de posture corporatiste. L’enjeu est de faire circuler l’information, de décloisonner les réseaux, et surtout de montrer la richesse d’un écosystème souvent invisible pour le grand public. « Nos visites mensuelles permettent de découvrir des métiers méconnus. L’année dernière, nous étions sur l’Hermione, et récemment au centre dédié à l’éolien offshore. Ces rencontres donnent du sens à ce qu’est réellement l’économie bleue à La Rochelle », explique Pierre-Jean Huré.

Un rôle de passeur économique

Les visites organisées chaque mois - comme chez CABD, l’un des plus anciens négociants en bois du territoire, ou prochainement au chantier de l’Arsenal - offrent une plongée directe dans les réalités économiques du littoral. « Nous devons proposer des visites intéressantes, qui montrent la diversité de nos activités. C’est ça qui nourrit le réseau », insiste le président.

Le club entend désormais renforcer son rôle auprès des jeunes. Une visite au lycée maritime est déjà prévue pour 2026, avec un même fil rouge : valoriser les compétences et soutenir l’attractivité des métiers portuaires. « Les étudiants sont essentiels. Nous voulons leur faire découvrir des métiers qui recrutent et qui ont du sens. »

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