Les zones d’activités, nouveau moteur économique du SCoT La Rochelle Aunis
Les ZAE se démarquent aussi par une forte présence d’emplois industriels et du BTP. Crédits : Patrick Janicek
Avec 61 zones d’activités en forte croissance, le territoire de La Rochelle Aunis consolide un modèle productif local fondé sur l’emploi, la proximité et la requalification du foncier.
Les zones d’activités économiques prennent une place déterminante dans la dynamique du SCoT La Rochelle Aunis. Selon la dernière analyse de l’Insee, ces 61 sites concentrent désormais un tiers des emplois salariés du territoire, soit 33.400 postes, et un quart des établissements, confirmant leur rôle structurant dans un paysage économique en recomposition. Leur croissance est plus soutenue que celle du reste du périmètre : entre 2015 et 2023, l’emploi y a progressé en moyenne de 5,1% par an, contre 2,8% à l’échelle du SCoT. Une performance portée par la création de nouvelles zones et la requalification de sites majeurs comme Périgny ou Atlantech–Parc Bas Carbone–Les Greffières.
Cette dynamique s’appuie sur une spécialisation différenciée selon les intercommunalités. Dans l’agglomération de La Rochelle, nautisme, industrie agroalimentaire ou nettoyage professionnel dominent, tandis qu’Aunis Sud s’oriente davantage vers la filière nautique et la distribution. Aunis Atlantique, de son côté, se distingue par les télécommunications et les services aux personnes âgées. Autant de profils qui traduisent une volonté locale d’équilibrer économie productive et activités de proximité.
Les ZAE, épicentre de la croissance locale
Les ZAE se démarquent aussi par une forte présence d’emplois industriels et du BTP. En proportion, ces secteurs y sont deux fois plus représentés que dans le reste du territoire. Le profil sociologique des salariés reflète cette dominante productive : 37% sont ouvriers, 61% sont des hommes et 90% occupent un emploi privé. Plus jeunes en moyenne, ils résident majoritairement dans le département, confirmant l’ancrage local de ces zones d’emploi. Neuf salariés sur dix habitent en Charente-Maritime, et la moitié d’entre eux parcourent moins de 11 kilomètres pour se rendre au travail.
En filigrane, c’est un modèle territorial qui se dessine, celui d’une économie fondée sur des bassins de vie courts, un foncier requalifié et une concentration d’activités capables de soutenir la croissance locale. Pour La Rochelle Aunis, les zones d’activités apparaissent ainsi comme l’un des leviers les plus efficaces pour concilier attractivité, emploi et cohérence territoriale.