Enagas se préparerait à monter au capital de Teréga
L'opérateur gazier du grand sud-ouest Teréga est basé à Pau. Photo : terega.fr
Le transporteur gazier espagnol, impliqué aux côtés de Teréga dans le projet H2Med, pourrait acquérir 32% du capital de l'entreprise béarnaise.
L’information a été révélée le 14 octobre par une dépêche de l’agence Reuters : le groupe espagnol Enagas serait entré en discussions pour acquérir la participation détenue par le fonds souverain singapourien GIC dans l'opérateur gazier béarnais Teréga. D’après des sources citées par l'agence de presse, les discussions portent sur la reprise d’une participation de 32% dans Teréga. L’opération pourrait valoriser l’entreprise à environ quatre milliards d’euros, dette incluse. GIC détient cette part depuis 2018, aux côtés d’autres actionnaires comme Snam (40,5%), EDF (18%) et Crédit Agricole Assurances (10%).
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Reuters précise qu’Enagas, société publique espagnole gestionnaire du réseau gazier national, a engagé des discussions préliminaires avec GIC. Les deux entreprises n’ont pas commenté publiquement l’information. Teréga et ses autres actionnaires, notamment Snam, se sont également abstenus de toute déclaration.
Une transaction soumise à approbation
Selon les mêmes sources, aucun accord n’a encore été conclu et les négociations pourraient ne pas aboutir. Le montant de la transaction envisagée n’a pas été précisé.
Enagas et Teréga collaborent déjà dans le cadre du projet H2Med, qui vise à relier Barcelone à Marseille par un gazoduc dédié à l’hydrogène. Ce projet, soutenu par la Commission européenne, doit permettre de transporter jusqu’à deux millions de tonnes d’hydrogène renouvelable par an à l’horizon 2030.
Toute modification de l’actionnariat de Teréga, opérateur stratégique pour la sécurité énergétique française, devrait être soumise à l’approbation des autorités de régulation, rappelle Reuters. À ce stade, ni le ministère français de l’Économie ni la Commission de régulation de l’énergie (CRE) n’ont réagi.