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RSE : le tri des déchets, un sujet humain et stratégique dans les organisations

Engagement
jeudi 02 juillet 2026
RSE : le tri des déchets, un sujet humain et stratégique dans les organisations

À chaque étage, un ambassadeur a été nommé pour accompagner la conduite du changement. Crédits : CCIBG

Ce mois-ci, l'Observatoire des engagements RSE en Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes, se penche sur la CCI Bordeaux Gironde. En mars dernier, une refonte totale de la collecte des déchets a été déployée - un sujet pas si anecdotique.

« Le tri des déchets, ce n’est pas révolutionnaire, mais chez nous il était mal fait. » En matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), il faut parfois savoir revenir aux bases. Vincent Pétorin, directeur marketing et responsable RSE de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Bordeaux Gironde l’a bien compris. En mars dernier à l’occasion du salon Résolution, organisé par Placéco en partenariat avec Caisse d'Épargne Aquitaine Poitou-Charentes, il a inscrit la résolution « d’améliorer le tri des déchets » de la structure. « On n’a pas qu’une seule action RSE, c’est une démarche globale que l’on construit chaque année en avançant sur une vingtaine d’actions, précise-t-il. Mais sur les déchets, on est vraiment dedans. »

Le difficile changement des habitudes

Le constat de la chambre consulaire était clair : malgré des poubelles à double flux dans tous les bureaux, les prestataires qui collectent les déchets déploraient un manque flagrant de tri. Un coût financier pour la CCI, qui payait une prestation pour laquelle le taux de valorisation était très mauvais. « À un moment, ils nous ont dit que ce serait presque mieux de tout mettre ensemble », se remémore Vincent Pétorin. Or, avec l’évolution réglementaire sur la gestion des biodéchets, la Chambre de commerce et d’industrie n’était plus, non plus, au rendez-vous.

Après réflexion, décision a été prise d’opter pour une solution « un peu exagérée » : supprimer les poubelles individuelles de tous les bureaux et placer des points d’apport volontaire dans les parties communes. Pour les biodéchets, pour le tri et pour le tout-venant. « Nous avons démarré sur des zones de test fin 2025, durant trois mois, avant de tout changer, pour limiter les critiques. » Les habitudes ont malgré tout la vie dure, et les premiers temps à devoir se lever de son siège pour jeter ses déchets ont provoqué leurs lots de mécontentements.

Un premier bilan en septembre prochain

En mars 2026, la CCI a acté le passage à l’échelle de sa stratégie. Pour accompagner ce changement, un ambassadeur a été nommé à chaque palier, pour expliquer pédagogiquement le nouveau fonctionnement. « Comme nos prestataires n’ont plus besoin de passer dans chaque bureau pour vider les points d’apport, ils gèrent à la place le ramassage des biodéchets », précise Vincent Pétorin.

Une première enquête de satisfaction permettant d’ajuster le nouveau système a été menée, « dans l’idée d’avoir livré toutes les améliorations en septembre, pour montrer que l’on écoute nos collègues », note notre interlocuteur. Qui précise qu’un premier baromètre sera dévoilé en septembre, au centre de tri de Véolia, « pour montrer aux gens qui ont porté cette amélioration que leur travail porte ses fruits. Si le directeur marketing n’a pas encore de retour sur l’évolution (positive ou non) du taux de tri, les premiers signaux semblent encourageants. « Nos prestataires nous disent déjà qu’ils sentent une différence », se réjouit le directeur marketing.

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