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Le surendettement progresse dans les Pyrénées-Atlantiques

Écosystème
lundi 09 mars 2026
Le surendettement progresse dans les Pyrénées-Atlantiques

L'endettement des particuliers progresse dans le 64. Photo Adobe Stock.

En 2025, le nombre de dossiers de surendettement déposés dans les Pyrénées-Atlantiques a progressé de 9,1%. Avec 1.304 dossiers enregistrés par la commission départementale, le phénomène poursuit sa hausse pour la troisième année consécutive, tout en restant moins marqué que dans le reste de la région et de la France.

En 2025, 1.304 dossiers de surendettement ont été déposés auprès de la commission des Pyrénées-Atlantiques, concernant 1.489 personnes. Cela représente une progression de 9,1% par rapport à l’année précédente. Cette évolution reste proche de la tendance nationale (+9,8%), mais demeure plus modérée que celle observée à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine (+12,1%).

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Après trois années consécutives de hausse, le département retrouve ainsi un niveau de dépôts comparable à celui de 2019, avant la crise sanitaire. Malgré cette progression, les Pyrénées-Atlantiques restent le territoire le moins touché par le surendettement en Nouvelle-Aquitaine. Le département compte 219 dossiers pour 100.000 habitants, contre 282 dans la région et 271 en moyenne en France métropolitaine.

Des dettes majoritairement liées à la consommation

Au total, l’endettement cumulé des ménages surendettés du département atteint 45 millions d’euros. Les dettes liées aux crédits à la consommation représentent la part la plus importante, avec 40% du total. Les dettes immobilières comptent pour 33%, tandis que 27% concernent les charges courantes ou d’autres dettes, comme les loyers, les factures d’énergie ou les dettes sociales.

L’endettement médian hors immobilier s’élève à 21.047 euros dans les Pyrénées-Atlantiques, un niveau supérieur à celui observé en Nouvelle-Aquitaine (18.955 euros) et en France métropolitaine (17.951 euros). Dans la majorité des situations examinées, les dossiers ne comportent toutefois pas de dette immobilière : seuls 11% d’entre eux sont concernés.

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