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Viva Tech, le grand retour du salon de l’innovation

Écosystème
vendredi 18 juin 2021

Viva Tech avait lieu pour la 5e édition - Crédits : MB

Le salon Viva Technology s’est déroulé ces derniers jours à Paris, où 500 startups s’étaient donné rendez-vous pour l’occasion. Entre innovations futuristes et multinationales présentant leurs dernières technologies, les jeunes pousses néoaquitaines et girondines ont su se faire leur place dans cette édition hybride, à la jauge de visiteurs limitée.

La grand-messe de l’innovation technologique parisienne aura finalement eu lieu. Depuis mercredi 16 au samedi 19 juin, le salon Viva Technology a pu reprendre ses quartiers porte de Versailles, au Parc des Expositions. Pour cette 5e édition startups et géants de la tech se côtoyaient comme à leurs habitudes au détour des allées, ventant chacune les mérites de leurs dernières innovations. Premier grand salon à se tenir en présentiel depuis plus d’un an, Viva Tech proposait néanmoins un modèle hybride en phygital, avec une jauge de visiteurs limitée. Étaient notamment présents, sur place ou à distance, Tim Cook, Mark Zuckerberg ou encore Éric Yuan, CEO de Zoom.

Réseauter de nouveau

Pour pénétrer sur le site de l’événement, il fallait suivre un protocole strict et montrer pattes blanches. Les passeports sanitaire ou vaccinal étaient obligatoires, et pour les retardataires ou têtes en l’air, il était même possible d’effectuer un test antigénique à l’entrée. À l’intérieur, l’ambiance était à la convivialité et au plaisir de réseauter de nouveau même si l’affluence n’était pas celle des années précédentes. Bien loin des 125.000 visiteurs qui s’était déplacés durant les trois jours de l’édition 2019, Viva Tech 2021 aura permis de se rencontrer sans étouffer. « Ça reste un rendez-vous très rafraichissant, se réjouit Emmanuel Cuny, cofondateur de la jeune pousse medtech RebrAIn et présent au stand de la Nouvelle-Aquitaine. On y a découvert des inventions fascinantes, je ne pensais pas apprécier autant le salon ! »

Du côté des exposants, l’effet Covid-19 et télétravail s’est aussi fait sentir. Par-ci un exposant de bornes désinfectantes pour les mains « fabriquées en France », par-là un stand aux couleurs flashy présentant le dernier espace de travail de Klaxoon, startup rennaise spécialisée dans les outils numériques B2B. « On est heureux de pouvoir découvrir toutes ces nouveautés, affirme Mehdi, jeune entrepreneur parisien. La crise sanitaire a permis de nombreuses innovations, c’est le bon côté des choses. »

De la réalité virtuelle aux drones taxis

Qui dit affluence réduite dit possibilité de s’approcher des stands les plus populaires sans difficulté, voire de pouvoir tester certaines technologies. Les appareils de réalité virtuelle étaient accessibles sans avoir besoin de patienter, même si le port du masque était de rigueur... En plus du casque audiovisuel. Parmi les stars du salon la société chinoise Ehang était présente, exposant son drone taxi. « Nous avons déjà effectué près de 10.000 vols dans le monde, explique Weina Wang, directrice du développement commercial en Europe. Nos drones peuvent parcourir jusqu’à 35 km à une distance maximale de 130 km/h. » un peu plus loin, le robot aux airs de canidés baptisé Spot, de la société Boston Dynamics, effectuait une démonstration live.


Ces drones taxis peuvent aller jusqu'à 130 km/h - Crédits : MB


Spot, le robot aux mouvements de canidé - Crédits : MB


Autre startup présentée comme l’une des pépites du salon, la bordelaise Ender Ocean. Entreprise à mission, elle développe un outil de sensibilisation à la pollution marine. « Nous sommes en train de construire un jeu vidéo immersif pour les jeunes dont l’objectif est de récupérer des déchets dans l’océan, explique son cofondateur Denis Bled. Ils jouent de manière virtuelle pour cumuler des points et lorsqu’ils en ont suffisamment, ils peuvent piloter durant une session un vrai robot qui ramasse en temps réel les déchets. » Pionniers sur le marché, Denis Bled et son associée Anne Le Van Kiem participaient à Viva Tech pour se faire connaître. « C’est la première fois que nous présentions le projet Ender Ocean en public, et c’est bien parti ! Nous avons rencontré de gros acteurs économiques comme Orange ou Veolia, c’est très intéressant pour nous. »


Ender Ocean faisait sa première apparition à Viva Tech - Crédits : MB

28 startups de Nouvelle-Aquitaine

Le Conseil régional néoaquitain tenait lui aussi un grand stand pour la quatrième fois. 115 dossiers de candidatures de startups ont été déposés pour y participer, et 28 d’entre elles ont été sélectionnées. « Nous les avons retenues selon leur secteur d’activité, présente le directeur du service startups à la Région, Hilaire Fossé. Nous voulions être entourés de toutes les filières stratégiques de la Nouvelle-Aquitaine : santé, matériaux, usines du futur ou encore numérique inclusif. » les participants ont également été sélectionnés selon leur degré de maturité, pour mêler des jeunes pousses en phase d’amorçage à des sociétés en recherche d’investissements. Objectif : faire rayonner la Région et montrer le dynamisme du territoire par le biais de ses entreprises. « Il y a 20.000 startups en France, reprend Hilaire Fossé. la Nouvelle-Aquitaine en compte 1.700, ce qui en fait la troisième région de l’Hexagone. C’est indispensable d’être ici. »

Dipongo, Dynamic Screen, Viji ou encore Touch Sensity faisaient partie des startups sélectionnées. RebrAIn, qui propose une solution pour aider les neurochirurgiens à opérer des patients atteints de maladies neuro dégénératives, était aussi du voyage pour développer son réseau. « Nous étions présents pour échanger avec d’éventuels partenaires, investisseurs, reprend son cofondateur. Mais aussi pour nous inspirer de bonnes idées ! » Rendez-vous est d'ores et déjà donné en 2022 pour une sixième édition, qui pourrait conserver une part de digital. 


La Nouvelle-Aquitaine a sélectionné 28 startups pour participer au salon - Crédits : MB

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