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Sanction confirmée pour les Girondins de Bordeaux, qui dénoncent une décision « inique »

Stratégie
mardi 05 juillet 2022

Douche froide pour le FCGB, dont la rétrogradation administrative a été confirmée le 5 juillet en appel - crédit FCGB

La commission d’appel de la DNCG a confirmé mardi la rétrogradation administrative des Girondins de Bordeaux en National 1, condamnant de fait l’avenir du club en tant que structure professionnelle. Le FCGB annonce son intention d’exercer un recours. Bordeaux et la Métropole en appellent à la ministre des Sports.

Le Football Club des Girondins de Bordeaux (FCGB) a-t-il vécu ? Le président et propriétaire du club, Gérard Lopez, a été entendu mardi après-midi par la commission d’appel de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la FFF (Fédération du football professionnel), trois semaines après l’annonce de sa rétrogradation administrative en National 1. Le couperet est tombé trois heures plus tard, sous la forme d’un procès-verbal laconique : la sanction prononcée le 14 juin dernier est confirmée. En l’état, le club n’est donc pas autorisé à se maintenir en Ligue 2, ce qui compromet sa survie en tant que structure professionnelle, et soulève la question de l’avenir de ses 130 employés, de ses joueurs, de son centre d’entraînement, mais aussi de l’exploitation du stade Matmut Atlantique, et de l'ensemble de ses partenaires économiques. 

« Le club exprime son incompréhension face à cette décision. Le club et son actionnaire ont en effet présenté un projet considéré par tous les professionnels comme solide et qui répond point par point aux attentes exprimées par la commission en première instance », a regretté le FCGB dans un communiqué publié mardi en début de soirée. Gérard Lopez pensait en effet avoir répondu aux attentes de la DNCG, avec l’apport de 10 millions d’euros en fonds propre via sa société Jogo Bonito, une reprise d’une partie des créances détenues par les anciens actionnaires, King Street et Fortress, ainsi que l’octroi, par ces derniers, d’une ligne de crédit visant à faire office de garantie si les objectifs associés à la vente de certains joueurs talentueux n’était pas atteinte. Les finances prévisionnelles du club bénéficiaient par ailleurs d’un nouveau coup de pouce accordé par Bordeaux Métropole concernant le loyer du stade Matmut Atlantique.

« Par cet effort collectif, le FC Girondins de Bordeaux dispose ainsi des moyens financiers pour participer au championnat de Ligue 2 la saison prochaine, avec le budget le plus élevé de ce championnat, et poursuivre son objectif de remontée rapide en Ligue 1 », estime le club. La commission d’appel, dont la décision commentée n’a pas été rendue publique, en a décidé autrement. « Cette décision injuste est inacceptable et incompréhensible. Je le dis très clairement ce soir aux supporters, aux Bordelais, et à tous ceux qui ont le sang marine et blanc : je me battrai jusqu’au bout et c’est la raison pour laquelle, nous avons décidé d’exercer un recours contre cette décision inique », affirme Gérard Lopez.

Deux voies de recours possibles

A ce stade, le club dispose encore de deux voies de recours pour espérer jouer la saison 2022-2023 en Ligue 2. La première consiste à faire appel au Comité national olympique et sportif français (CNOSF), dont le code du Sport prévoit qu’il puisse intervenir à des fins de conciliation en cas de litige entre une société sportive et la fédération dont il dépend. La seconde option réside dans la justice administrative, avec une procédure en référé, pour essayer d’obtenir une suspension de la décision, mais elle suppose que le club soit en mesure de démontrer l’illégalité de cette dernière.

« Il n’est pas concevable de s’en tenir à cette décision au regard des conséquences dramatiques pour le club et le territoire, ont réagi mardi soir la ville de Bordeaux et la Métropole dans un communiqué commun. Le président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani et le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, quant à eux, en appellent à Madame la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, pour que le CNOSF puisse se prononcer dans un délai compatible avec la reprise de la saison de la Ligue 2, sur la portée des garanties apportées par les Girondins de Bordeaux auprès de la DNCG ».

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