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LGV Bordeaux-Toulouse : l'Etat apporte 4,1 milliards d'euros

Écosystème
jeudi 29 avril 2021

Photo d'illustration, un TGV à la gare Bordeaux Saint-Jean - Crédits : YB

L’Etat vient d’annoncer par la voie de son Premier ministre une aide de 4,1 milliards d’euros pour le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse. Il précise vouloir solliciter des fonds européens à hauteur de 20% du montant global du projet.

Il y a trois jours, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga et le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc montaient au créneau pour défendre la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Ce coup de gueule intervenait après l’annonce du gouvernement de financer, à hauteur de 3,5 milliards d’euros, une autre LGV qui ralliera Marseille à Nice.

Mercredi 28 avril dans un nouveau communiqué, les élus ont annoncé avoir eu gain de cause. « Jean Castex […] nous a répondu ce jour en apportant des garanties importantes, notamment sur le financement de l’Etat ».

4,1 milliards d’euros de financement

Dans son courrier, le Premier ministre rappelle que le Grand Projet du Sud-Ouest, autrement dit la LGV, est inscrit dans la loi d’orientation des mobilités depuis le 24 décembre 2019, avec « un financement […] à parité entre l’Etat et les collectivités », soit 4,1 milliards d’euros apportés par le gouvernement (hors branche entre Bordeaux et Dax, qui sera intégrée dans la prochaine lois de programmation). « Je vous confirme cet engagement et vous précise qu’une contribution de l’Union européenne sera recherchée à hauteur de 20% du coût total du projet », a annoncé Jean Castex.

« Après des années de mobilisations, c’est avec beaucoup de satisfaction pour notre territoire et les habitants que nous accueillons les engagements de Jean Castex », se sont félicité les élus d’Occitanie.

Une société publique locale de financement

Le Premier ministre s’est également engagé à ce que les collectivités puissent créer une société publique locale de financement, « pour apporter tout ou partie de leur contribution budgétaire ». Dans son courrier, il fixe comme échéance la fin de l’été 2021 pour l’aboutissement des discussions à ce sujet. De leur côté, Carole Delga et Jean-Luc Moudenc concluent, « nous serons particulièrement vigilants à ce que le calendrier accéléré, annoncé ce jour dans la presse, soit tenu par l’Etat et la SNCF ».

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