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La Nouvelle-Aquitaine totalise 3,2% des brevets déposés en 2021

Stratégie
mercredi 22 juin 2022

Avec 369 demandes de brevets émanant de personnes morales domiciliées dans la région, la Nouvelle-Aquitaine représente 3,2% du total des dépôts formulés en 2021 auprès de l’Inpi par des entreprises ou des établissements français. Derrière Safran, également leader au niveau national, le palmarès régional consacre deux établissements d’enseignement supérieur, l’université de Bordeaux et Bordeaux INP.

Selon l’Inpi, la Nouvelle-Aquitaine représente 3,2% des demandes de brevets publiées en France par des personnes morales en 2021. La région pointe ainsi à la cinquième place du classement national, derrière l’Île-de-France (62,8%), la région Auvergne-Rhône-Alpes (12,1%), l’Occitanie (4,8%) et la région PACA (3,4%). Si l’Inpi rappelle que l’exercice est par nature sujet à caution – une invention n’étant pas nécessairement déposée depuis l’adresse exacte de l’établissement qui en est à l’origine, il est estime que « ces TOP régionaux reflètent en partie les stratégies de propriété industrielle des déposants de brevets ».

Au total, la région est à l’origine de 471 dépôts de brevets, soit une de plus qu’en 2020, sur un total de 14.339 demandes. Dans le lot, 369 émanent de personnes morales, au premier rang desquels figurent, au chapitre des entreprises, le groupe Safran, par ailleurs premier déposant au niveau national, Legrand, Airbus et Stellantis. Le classement régional consacre également trois ETI : Sateco (86) qui produit des équipements pour le BTP, Poujoulat (79) spécialiste des systèmes d’évacuation de fumée métalliques, et la Société industrielle limousine d’application biologique (19). Alors qu’en 2020, trois PME – dont les girondins Exoes et Fermentalg - figuraient au palmarès régional, le classement 2021 n’en relève plus qu’une : Elwedys, la holding des dirigeants de la société rochelaise Shark Robotics.


Source : Inpi (étude complète en PDF)

Cinq établissements d’enseignement supérieur complètent le top régional. L’université de Bordeaux totalise ainsi 39 demandes de brevets, ce qui la place au 35e rang du palmarès national. « Déposer une demande de brevet sur des résultats n’empêche pas de les publier, bien au contraire. Il faut juste faire les choses dans l’ordre. Avoir ses résultats couverts par un brevet, cela permet d’intéresser des partenaires privés, en leur offrant la garantie qu’ils s’y retrouveront s’ils investissent avec nous. Cela ne bloque pas les perspectives de recherche, et parfois, cela ouvre de nouvelles opportunités », précise à ce sujet Eric Papon, chargé de mission filières industrielles et socio-économiques au sein de l’université de Bordeaux. Arrivent ensuite l’institut polytechnique de Bordeaux (Bordeaux INP), l’université de Limoges, l’université de Pau et des pays de l’Adour et l’université de Poitiers.