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La Nouvelle-Aquitaine prend la présidence de l'Eurorégion pour deux ans

Écosystème
lundi 14 mars 2022

Ce lundi 14 mars, la transmission de la présidence de l'Eurorégion s'est déroulée au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Crédits : MB

La Nouvelle-Aquitaine vient de recevoir la présidence tournante de l’Eurorégion Nouvelle-Aquitaine – Euskadi – Navarre. Cette dernière, qui a pour but le développement de projets économiques ou culturels, vient de définir sa stratégie 2021-2027.

Connaissez-vous l’Eurorégion Nouvelle-Aquitaine – Euskadi – Navarre ? Créée en 2011, elle rassemble trois régions réparties sur deux pays, la France et l’Espagne. Et comptait, en 2017, presque 9 millions d’habitants pour 3,5 millions d’emplois et 490.000 entreprises. Ce lundi 14 mars, le président de la Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset en a reçu la présidence, après deux ans de gouvernance assurée par Iñigo Urkullu, président du gouvernement basque. Une « belle histoire qui a d’autant plus de force symbolique, à l’heure où l’Europe de l’Est souffre et brûle », a souligné Alain Rousset.

L’objectif de cette entité est de créer un espace de coopération, pour favoriser des projets de développement économique, sociaux ou culturels. Entre 2014 et 2020, 1,7 million d’euros ont par exemple été consacrés au financement d’une trentaine de projets dans les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables ou encore de la santé ; et 2,2 millions d’euros ont été alloués à la coopération transfrontalière dans les secteurs culturels ou de l’éducation.

Soutenir les secteurs stratégiques et la recherche

La nouvelle stratégie 2021-2027 se décline en cinq axes : la citoyenneté eurorégionale ; le développement innovant, compétitif, inclusif et durable ; le développement durable et la cohésion territoriale ; la gouvernance transfrontalière ; et la gestion innovante de l'Eurorégion. Elle a notamment pour objectif de « renforcer la cohésion économique et sociale ». « Nous souhaitons consolider la stratégie universitaire et scientifique, a précisé Alain Rousset. En levant les obstacles transfrontaliers, notamment par la validation des stages et des certificats et par la reconnaissance mutuelle des diplômes. » 400.000 euros par an seront ainsi alloués aux laboratoires des universités et aux centres technologiques.

L’Eurorégion souhaite poursuivre son soutien aux secteurs stratégiques des trois régions, notamment dans la santé, l’industrie 4.0, l’agroalimentaire ou encore les énergies renouvelables. « Je pense particulièrement à l’importance de la santé, car il faut que nous sortions de la dépendance vis-à-vis de l’Inde et de la Chine concernant les principes actifs de nos médicaments, a repris le président de Région. C’est sûrement dans nos forêts qu’on trouvera les principes actifs de demain. » Des actions de soutien aux clusters transfrontaliers seront reconduites, et porteront également sur l’émergence de nouveaux clusters. Enfin sur le volet du numérique et de l’intelligence artificielle, l’Eurorégion souhaite consolider les « hubs » digitaux : Dihnamic en Nouvelle-Aquitaine, Iris en Navarre, et BDIH en Euskadi. Tous trois ont signé une convention de collaboration.

Relier Bayonne à San Sébastien

La mobilité ne sera pas oubliée, et l’Eurorégion ambitionne de créer un RER entre Bayonne et San Sébastien. Après des études réalisées ces dernières années, il s’agira, sous deux ans, de poursuivre le travail d’homologation du matériel roulant, ainsi que les travaux du troisième rail entre Astigarrafa et Irun, « pour lever les derniers obstacles afin de pouvoir mettre en service cette ligne ferroviaire ». « Ce sera, je crois, une petite révolution qui répondra aux transports de proximité, s’est réjoui Alain Rousset sans préciser de calendrier. Une coopération interrégionale est un événement particulièrement positif pour nos concitoyens. »

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