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Une aide pour la transformation des bureaux de tabac

Écosystème
lundi 30 août 2021

La Chambre syndicale des buralistes girondes et la CCI Bordeaux-Gironde ont signé une convention le 7 juillet - Crédits : MAL

Reporté pour cause de Covid-19, le partenariat entre la CCI Bordeaux-Gironde et la Chambre syndicale des buralistes girondins, a finalement été conclu le 7 juillet dernier. L'aide financière qu'elle encadre doit assurer la pérennité des buralistes et les accompagner dans la transformation de leurs commerces.

Entre hausse du prix du tabac, concurrence des marchés parallèles et développement d'autres formes de consommation, les buralistes accusent une baisse de fréquentation, qui a amené la Confédération nationale des buralistes à se battre pour obtenir des gages en matière de sécurisation des emplois et de diversification des activités. Elle a obtenu en février 2019 la mise en place d'un fonds de transformation des buralistes, orchestré par les différentes Chambres de Commerce et d'Industrie.

Au niveau local, la mise en œuvre de ce fonds s'est traduite par la signature d'une convention de partenariat entre la CCI Bordeaux-Gironde et la Chambre syndicale des buralistes de Gironde. Une vraie satisfaction pour Joachim Rompante, selon qui cette initiative devrait permettre à au moins 180 professionnels d'engager des travaux visant à faire évoluer leur point de vente en commerce multiproduits et services. Parmi les 526 buralistes girondins, 74 avaient déjà engagé l’indispensable phase d’audit préalable permettant de postuler à l’aide.

La convention prévoit une aide portant sur 30% des dépenses totales du projet, plafonnée à 33.000 euros, pour tous travaux destinés à rénover des éléments intérieurs ou extérieurs du commerce, qu’il s’agisse de de la signalétique, de la devanture, des meubles, des équipements ou des outils numériques. La transformation déjà engagée par certains buralistes installés en zone rurale peut servir d’exemple à la profession. « Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux proposent déjà des rayons alimentaires, la réception de colis ou la vente de produits locaux », illustre Joachim Rompante.

Lui-même gérant du tabac Le Perroquet à Mérignac, il a mis à profit le fonds de transformation pour renforcer la sécurité de son magasin. « J’ai installé une caméra de vidéosurveillance. Grâce aux aides, elle sera remboursée en totalité », indique le buraliste, qui prévoit d’accélérer la diversification de son offre dès 2022.

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