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Jean Fourche internalise l’assemblage de ses vélos à Bordeaux

Demain
mercredi 30 mars 2022

Benoît Maurin, Mathieu Courtois et Maël Le Borgne, cofondateurs de la startup. Crédits : Jean Fourche

Jean Fourche, entreprise qui conçoit des vélos « fabriqués en Europe », va ouvrir une ligne d’assemblage à Bordeaux. Et ambitionne, dans les prochaines années, de ramener la production - aujourd'hui portugaise - en France.

Elle le voulait, elle le fera. La startup bordelaise Jean Fourche, qui conçoit et vend des vélos fabriqués en Europe, lancera en mai prochain une ligne d’assemblage à Bordeaux, dans le quartier Euratlantique. « Nous avons récupéré une surface suffisamment importante pour nous permettre de stocker et d’assembler nous-mêmes les vélos, se réjouit Benoît Maurin, cofondateur de l’entreprise. C’est un moyen de mieux maîtriser les flux logistiques, le stockage, et de livrer plus facilement nos clients dans des délais raisonnables. » Jusqu’à maintenant, les cadres et les fourches sont produits au Portugal, l’assemblage est effectué à Saint-Etienne et la peinture à Lyon. La jeune pousse sous-traitera cette partie à une entreprise girondine, et internalisera l’assemblage en ouvrant trois postes cette année. « Sur la partie production, au Portugal, on aimerait la ramener en France dans les années qui viennent, reprend Benoît Maurin. De plus en plus d’industriels se tourne vers la mobilité, et fabriquer un vélo, c’est souder des tubes entre eux. On a encore les compétences en France, c’est juste un basculement à prévoir auprès d’industries. »

Assembler 800 vélos par an

Avec sa future ligne d’assemblage, la startup prévoit de produire 800 vélos en 2022. Un volume rendu possible par le sourçage des composants, et une anticipation des délais d'attente. 80% des produits viennent de France ou d’Europe, ce qui réduit les difficultés d’approvisionnement. « Souvent, on traite directement avec les usines. Cette volonté de prendre le plus local possible nous a été très bénéfique, car on se rend compte qu’en Europe, les fabricants produisent sans problèmes. » Là où le bat blesse, c’est pour les 20% restants. Des pièces dites tournantes comme des dérailleurs, qui viennent d’Asie. « Il y a plusieurs mois d’attente, donc nous devons passer des commandes bien à l’avance pour être sûr d’être livrés. »

Jean Fourche, après avoir lancé la commercialisation de ses vélos en août 2021, compte une trentaine de boutiques clientes, un peu partout en France. Et continue, en parallèle, de réaliser des ventes en BtoC en ligne. « Nous fonctionnons sur des achats en précommande, et nous livrons en ce moment notre seconde production de cent exemplaires. détaille le cofondateur. Nous resterons sur ce volume plusieurs fois par an, mais nous nous rendons compte que ce n’est pas évident de tout vendre en précommande, pour livrer un mois après. Les gens sont dans l’immédiateté et c’est normal. » Leur vélo se veut universel : non-genré, convenant à des tailles de 1,50 à 1,90 mètre. « Un vélo pour des familles, qui se partage facilement », résume Benoît Maurin. La startup, qui se finance en fonds propres et bancaires depuis ses débuts, veut atteindre la rentabilité d’ici décembre 2023.

Jean Fourche
Basée à Bordeaux
3 cofondateurs
CA : n. c. 

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