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Incendies en Gironde : l’agriculture et le BTP en soutien des pompiers

Écosystème
lundi 18 juillet 2022

Les pompiers sont mobilisés depuis une semaine pour lutter contre les flammes. Crédits : SDIS 33

Alors que les deux incendies déclarés à la Teste-de-Buch et à Landiras font rage depuis une semaine, les acteurs économiques apportent leur soutien aux pompiers sur place. En acheminant citernes mobiles agricoles, ou engins de chantiers.

17.000 hectares brûlés et plus de 32.000 personnes évacuées depuis le début des incendies qui font rage en Gironde. Sur le terrain, 1.700 sapeurs-pompiers venus de toute la France s’affairent pour maîtriser les flammes, soutenus tant bien que mal par divers acteurs locaux. « La préfecture nous a chargés de réquisitionner du matériel de travaux publics tels que des bulldozers ou des pelleteuses pour faire des pares-feux, confie ce lundi après-midi Patrick Seguin, président de la CCI Bordeaux Gironde, à Placéco. On est en train d’essayer de faire un pare-feu entre La Teste et la dune du Pilat, car le feu a changé de sens et revient sur le Pyla. Je considère que tout le monde doit travailler ensemble. » 

Si les professionnels du BTP sont mobilisés pour aider les pompiers, le monde agricole l’est aussi. « Il y a un vrai élan de solidarité chez les agriculteurs girondins ou venant de départements limitrophes, souligne Thierry Mazet, directeur général de la Chambre d’agriculture de Gironde. Ils sont en train d’aider les pompiers pour constituer des réserves en eau, grâce à de grandes citernes transportables avec des tracteurs. Cela permet de gagner cinq minutes pour remplir un camion de pompier. »

Aider les professionnels concernés

Au-delà de la catastrophe écologique, ces deux incendies hors norme sont aussi une catastrophe économique. Pour la filière bois, comme pour les restaurants brûlés par les brasiers. La CCIBG a réactivé ce lundi sa « cellule de crise », pour accompagner les entreprises sinistrées. « Pour les aider à faire des démarches de chômage technique, des demandes d’indemnisations, de prise en charge des salariés, énumère Patrick Seguin. Nous sommes un établissement public sous la tutelle de l’Etat, c’est notre rôle de les aider. » La Chambre d’agriculture, elle, sera aux côtés des sylviculteurs et forestiers pour évaluer les dégâts sur les parcelles, mais aussi être vigilant sur l’aspect sanitaire. « Ces catastrophes sont propices au développement de parasites, nous œuvrerons plus là-dessus, sans nous substituer à la solidarité nationale ou aux assureurs », explique son président.

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