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A la majorité, la Métropole vote pour le GPSO

Écosystème
jeudi 25 novembre 2021

Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole, soutien défenseur du projet.

A l'issue d'un conseil métropolitain ponctué de très nombreuses prises de parole, les 104 élus de Bordeaux Métropole se sont prononcés majoritairement pour la participation financière au Grand Projet du Sud-Ouest.

« Enjeu de solidarité », « délibération capitale », « décision bâclée » ou encore « recherche de gain effrénée » : qu’ils soient pour ou contre le Grand Projet du Sud-Ouest, les élus métropolitains n’ont pas été avares en superlatifs cet après-midi. Durant de longues heures, présidents de groupe et conseillers ont ainsi pris la parole, à l’occasion de la première journée du conseil de Bordeaux Métropole. L’enjeu était crucial pour Alain Anziani, président de l’assemblée et défenseur du projet de ligne à grande vitesse vers Toulouse et Dax. Comme nous le rappelions, seul un ralliement du groupe d’opposition Bordeaux Métropole Commune(s) (LR) pouvait faire basculer le vote en faveur d’une participation financière de l’intercommunalité. Montant de cette participation : 354 millions d’euros.

Après un accord trouvé entre Alain Anziani et une majorité des élus de droite – ces derniers intègrent le bureau dès le 1er décembre prochain -, Patrick Bobet, chef de file de cette opposition, a réitéré lors du conseil son soutien au projet. « Je vous le confirme, notre groupe de 34 élus votera très majoritairement pour cette délibération, a-t-il annoncé avant le vote. […] Ce projet va nous permettre de faire sauter le bouchon ferroviaire du sud de Bordeaux, de développer le RER Métropolitaine et de dégager des sillons supplémentaires pour le fret, ce n’est vraiment pas rien. »

Une majorité fragilisée

À son tour, le chef de file du groupe LREM Renouveau Bordeaux, Thomas Cazenave, a affiché son vote pour le projet, « par conviction et sans contrepartie », taclant au passage les conseillers de droite. Il a également pointé du doigt les fragilités de la majorité PS-PC-EELV, parlant d’une « situation rocambolesque, un affrontement inédit » entre Pierre Hurmic (vice-président de la Métropole) et Alain Anziani. « Il y a pourtant parfois du bon dans les crises, et c’était l’occasion de repenser complètement notre gouvernance, d’essayer de rebâtir une majorité de projet, cohérente, ce qui n’a pas été fait », a-t-il conclu.

Pierre Hurmic, très attendu par ses adversaires politiques, a à son tour pris la parole, fustigeant l’Etat qui impose, « dans la précipitation d’un calendrier électoral, de prendre à la va-vite une décision bâclée ». Le maire de Bordeaux, sans se focaliser sur les arguments écologiques et environnementaux, est allé sur le terrain financier, listant les affirmations et engagements des parties prenantes, et les manquements qu’il dénonce en matière de financement. « Nous sommes sous la pression de l’Etat jacobin, mais nous, Girondins, nous pouvons résister », a-t-il asséné.

Après trois heures de prise de parole, les élus métropolitains ont voté à la majorité pour le soutien financier du PSO (62 voix pour, 38 contre, 2 abstentions, 2 non-participations). 

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