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Girondins : réduction de la dette, nouvel espoir pour la Ligue 2

Stratégie
mercredi 13 juillet 2022

Gérard Lopez, au centre, a organisé une conférence de presse le 7 juillet dernier pour dénoncer l'opacité de la décision de la commission d'appel de la DNCG

Gérard Lopez a annoncé mardi soir que les fonds Fortress et King Street avaient accepté d’abandonner 40 millions d’euros de créances, réduisant ainsi la dette des Girondins de Bordeaux de 53 millions à 13,5 millions d’euros. Un accord de dernière minute, grâce auquel le propriétaire du club espère bien obtenir gain de cause le 19 juillet face au CNOSF.

Abandonner une partie de la dette plutôt que d’en perdre la totalité en cas de liquidation : c’est a priori ce que Gérard Lopez, propriétaire des Girondins de Bordeaux, a réussi à négocier avec les deux créanciers du club, les fonds Fortress et King Street. « On a trouvé un accord avec les prêteurs qui réduisent la dette de 40 millions », a confirmé mardi soir l’intéressé au micro de RMC. La dette du club passerait ainsi de 53 millions d’euros à 13,5 millions, un niveau à même de satisfaire aux exigences de la DNCG, le gendarme financier du foot français, qui a confirmé le 5 juillet dernier en appel la relégation des Girondins en National.

L’abandon se fait tout de même sous condition : d’après les informations de 20 Minutes, Gérard Lopez aurait accepté de prendre 5 millions d’euros de cette dette à sa charge, et 8 millions d’euros seraient concernés par une clause de retour à meilleure fortune, qui amènerait le club à rembourser cette somme en cas de retour en Ligue 1 dans les deux ans. L’homme d’affaires a par ailleurs pris une mesure supplémentaire visant à rassurer les instances compétentes : « J’ai fait bloquer auprès du conciliateur 24 millions au lieu des 10 millions qui étaient prévus au départ, mis sous séquestre à la main du club. Le club reste en Ligue 2, l'argent lui revient. Je ne l'ai pas fait avant, car les prêteurs avaient refusé. Il fallait trouver un accord avec eux », a-t-il affirmé. Ces 14 millions d’euros supplémentaires visent quant à eux à garantir les ventes de joueurs que le club espère boucler au cours du mercato estival.

Fort de ces deux aménagements financiers, le club espère obtenir gain de cause le 19 juillet prochain face au Comité national olympique et sportif français (CNOSF), ce qui conduirait alors à un examen de son dossier mis à jour par le comité exécutif de la Fédération française de football, quelques jours seulement avant la reprise du championnat de Ligue 2, le 30 juillet prochain. Pour soutenir son dossier, il a formulé une requête auprès du tribunal de commerce de Bordeaux visant à obtenir vendredi un jugement homologuant ces différents accords. 

Un soutien populaire et politique

Ces nouveaux accords interviennent après un week-end de mobilisation, qui a vu plusieurs milliers de personnes défiler en soutien aux Girondins dans les rues de Bordeaux. Lundi, dix parlementaires de Gironde ont joint leurs voix dans un courrier adressé à la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, pour affirmer que « le Gouvernement doit se saisir du sujet », et demander qu’elle reçoive une délégation du club. « Je porte un regard attentif sur le contexte, qui représente un enjeu majeur sur le plan sportif, économique, social et historique pour le territoire et le football national. Mais je tiens à rappeler que l’Etat n’est pas légitime à intervenir dans le traitement de ce dossier, qui répond à un cadre juridique précis », avait répondu l’intéressée le 7 juillet dernier, après une première demande formulée par la ville de Bordeaux et la Métropole.

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