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Financement du GPSO : la Région ne « désespère pas de convaincre »

Écosystème
lundi 10 janvier 2022

Les négociations se poursuivent pour obtenir les 200 millions d'euros de financement qui manquent encore à la part néo-aquitaine du GPSO - crédit Alex Profit - SNCF

Environ 200 millions d’euros manquent toujours à l’appel du côté des collectivités locales de Nouvelle-Aquitaine pour le financement des lignes à grande vitesse vers Toulouse et Dax. S’il accueille avec déception le vote du Grand Dax contre le projet, le président de région Alain Rousset ne « désespère pas de convaincre » les récalcitrants à temps pour que le projet puisse entrer en phase opérationnelle.

Départements, villes et agglomérations : les dernières collectivités locales concernées par le tracé des lignes à grande vitesse (LGV) envisagées dans le cadre du grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO) ont voté en décembre leur implication financière au projet. À l’arrivée, le compte n’y est cependant pas. Quatre d’entre elles se sont prononcé contre (l’agglomération du Grand Dax, l’agglomération du Pays-Basque, le Lot-et-Garonne et la Gironde, qui a préféré flécher des fonds vers les trains régionaux), tandis que d’autres ont voté des participations dont le montant n’atteint pas la part prévue par le conseil régional.

Au bout du compte, « environ 200 millions d’euros » manquent encore à l’appel, a admis vendredi Alain Rousset lors de ses vœux à la presse, pour qui la défection du Grand Dax semble la plus difficile à digérer. « On ne peut pas nous demander la simultanéité entre les lignes Bordeaux Toulouse et Bordeaux Dax, et ne pas jouer le jeu. C’est un coup dans le dos, parce que si nous n’avons pas Bordeaux Dax, nous n’avons pas le financement de l’Europe et devons donc payer plus cher », a-t-il indiqué, en rappelant que la participation européenne, estimée à 20% de l’enveloppe globale du projet, était conditionnée à la création du tronçon transfrontalier entre la France et l’Espagne.

Alors que le gouvernement a déjà fait savoir, via le préfet d’Occitanie Etienne Guyot, coordinateur du projet, qu’il ne rallongerait pas le montant de sa participation, Alain Rousset s’active donc pour tenter d’infléchir les récalcitrants, tout en cherchant à mobiliser d’autres collectivités susceptibles de profiter des retombées liées à la création de ces deux LGV. « La communauté de communes Maremne Adour Côte Sud (qui réunit 23 communes, dont les stations littorales de Seignosse, Hossegor ou Vieux-Boucau) va participer à l’opération », a assuré le président de région. Entre arguments, il promet aux collectivités qui adhèreront à l’établissement public local en charge de l’exploitation des deux LGV un retour sur investissement matérialisé par le reversement des droits de péage acquittés par les compagnies ferroviaire, estimés à plus d’un milliard d’euros sur quarante ans.

« J’ai déjà connu ça pour Tours Bordeaux, nous continuons à travailler. Je ne désespère pas de convaincre », a résumé Alain Rousset, dont les services préparent, avec ceux d’Occitanie, le lancement de l’association de préfiguration du projet.

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