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Fin du « quoi qu’il en coûte », les entreprises seront aidées au cas par cas

Écosystème
mercredi 08 septembre 2021

Photo d'illustration. Crédits : YB

Après le « quoi qu’il en coûte », le gouvernement lance dans chaque département un « comité de sortie de crise ». En Gironde la première réunion est prévue au 14 septembre prochain, et la CCI pourrait endosser le rôle de porte d’entrée pour les entreprises souhaitant bénéficier d’aides.

« Notre économie nationale va bien, notre économie girondine et encore plus néoaquitaine également », rassure le président de la CCI Bordeaux Gironde, Patrick Seguin, lors de sa conférence de rentrée. Selon lui le « quoi qu’il en coûte » du gouvernement a porté ses fruits, « même si on peut se poser la question de comment rembourser » les ressources déployées. Du côté des tribunaux de commerce de Bordeaux et Libourne, le constat semble même sans appel : en 2020 et 2021, ils enregistrent 26 % d’entreprises en moins venant se placer sous leur protection, qu’en 2018 et 2019.

Maintenant, le cas par cas

Mais après l’annonce de la fin du fameux « quoi qu’il en coûte », quel accompagnement pour les sociétés girondines ? « Le 14 septembre prochain nous aurons une réunion organisée par la Préfecture, reprend Patrick Seguin. Pour lancer un comité de sortie de crise, initié à l’échelle nationale par le gouvernement et dupliqué dans tous les départements. L’objectif sera d’accompagner le monde économique et social, et l’on sait d’ores et déjà que le gouvernement nous demandera, à la CCI, d’être une porte d’entrée comme lors du premier confinement. »

L’idée, détaille-t-il, ne sera plus de faire du « full service », mais d’étudier les dossiers des entreprises qui peuvent ou qui auront des problèmes, pour faire du cas par cas. « Nous savons que nous travaillerons entre autres avec l’URSSAF, la direction générale des Finances publiques, les experts-comptables ou les commissaires aux comptes. »

Des inquiétudes encore dans certains secteurs

Malgré des marqueurs globalement encourageants qui attestent d’une reprise de l’économie girondine, quelques secteurs inquiètent encore la CCIBG. Les cafés-hôtels-restaurants (CHR) ou le BTP subissent notamment un manque de main d’œuvre. Pour Patrick Seguin cette situation n’est pas uniquement la faute des personnes qui viennent travailler. « Les entreprises doivent proposer autre chose qu’un CDD payé au SMIC, assure-t-il. Le chômage est aujourd’hui un droit acquis, les gens l’utilisent et ils ne veulent plus uniquement un contrat de travail et un salaire. Ils ont un vrai projet de vie et je pense que la RSE prend tout son sens. » Mais, précise-t-il, les employeurs ne pourront pas jouer le jeu et augmenter les salaires si les charges continuent d’augmenter. « Nous sommes le pays où les charges sont les plus élevées au monde. Le législateur doit faire des efforts, sinon ce sera impossible et nous ne serons plus compétitifs. » Abordant l’échéance des élections présidentielles, il le martèle, « les candidats devront faire des choix courageux. »

Selon une étude de la CCI, les commerces du centre-ville bordelais semblent avoir bénéficié d’un fort trafic. En juin, l’hypercentre a enregistré 33 % de passage en plus que ces deux dernières années. 80% des commerces déclarent que l’instauration d’un pass sanitaire a « un effet neutre » sur leur activité.

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