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Face à la crise… le vendeur de sacs BtoBag s’est reconverti en vendeur de masques de protection

Stratégie
mardi 07 avril 2020

L’entrepreneur talençais Jean-Baptiste Caiveau est parvenu, en moins de 2 semaines, à créer une nouvelle activité spécialisée dans la vente de masques de protection, lever les restrictions douanières, négocier un prêt bancaire, développer un nouveau site web…

Le 12 mars, lorsque Emmanuel Macron s’exprime pour la première fois au sujet de la crise du coronavirus, Jean-Baptiste Caiveau est au Maroc. Le patron de BtoBag (1,1 M€ de CA / 6 salariés) souhaite développer son affaire de fabrication de sacs publicitaires personnalisés au Maghreb. Les jours suivants ne se passeront pas comme prévu… « Avant même que le sujet des masques ne devienne si important en France, un partenaire italien m’a interpellé sur un approvisionnement possible, explique le dirigeant. Sur le coup, je n’ai pas très bien compris l’intérêt de passer une telle commande. Puis quelques jours plus tard, je me suis dit que le sujet méritait d’être étudié ». BtoBag travaille avec plusieurs usines chinoises pour la production de ses sacs personnalisés. Or, certaines de ces usines se sont lancées dans la fabrication des désormais fameux FFP1 et FFP2. Jean-Baptiste Caiveau est parvenu, en moins de 2 semaines, à créer une nouvelle activité, lever les restrictions douanières, négocier un prêt bancaire, développer un nouveau site web… Tout en préservant l’activité de ses six salariés.

Livraison par carton et non par conteneur

Une ligne de crédit supérieure à 100.000€ a été obtenue auprès de BPACA, accompagnée d’un PGE (Prêt garanti par l’Etat). « Ce soutien bancaire est indispensable car les dépenses hebdomadaires de Btomask dépassent les 300.000€ alors même que mon activité Btobag fait face à de sérieux problèmes de trésorerie », déclare Jean-Baptiste Caiveau. Les masques qu’il propose à la vente sont certifiés CE et vendus par carton de 3.500 unités. Mais comment parvient-il à s’approvisionner alors que le marché des masques de protection est si disputé ? « J’ai fait le choix de la messagerie et d’envois quotidiens pour faciliter les expéditions. Quand on veut transporter un gros gâteau et qu’on le met sur tarmac, un pays est susceptible de surenchérir. Moi je ne fais voyager que des miettes et à l’arrivé je reconstitue le gâteau ». Les masques sont vendus en ligne à 64 centimes l’unité. Les premiers clients : grande distribution, Ehpad, industriels, associations...

Des masques pour tout le monde

Alors que la pénurie de masques s’avère très importante en France, y compris pour les professionnels de santé, Jean-Baptiste Caiveau a comme ambition de proposer des masques à tout le monde. Et de servir en priorité ceux qui en ont le plus besoin : Restaurants du cœur, maisons de retraite… « Il y a désormais plus de 2000 usines chinoises qui fabriquent des masques. Personne ne peut toutes les adresser. C’est tous ensemble, avec une multitude d’initiatives différentes que nous pourrons commander auprès des fournisseurs. Grâce aux connaissances des uns et des autres ».

BtoBag

  • Gérant : Jean-Baptiste Caiveau
  • CA : 1,1 M€
  • 6 salariés
  • 05 47 48 47 65
  • www.btobag.fr

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