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ESS : Bordeaux lance trois appels à manifestation d'intérêt

Écosystème
vendredi 27 août 2021

Photo d'illustration - Crédits : Adobe Stock

Bordeaux poursuit ses actions en faveur de l’économie sociale et solidaire et vient d’ouvrir trois appels à manifestation d’intérêt pour les entreprises et associations bordelaises. Les thématiques sont celles de l’emploi, de la coopération et du réemploi.

Après avoir lancé sa feuille de route de l’économie sociale et solidaire (ESS) en juin dernier, la Ville de Bordeaux passe à l’action. Depuis le mercredi 25 août et jusqu’au 3 octobre, trois appels à manifestation d’intérêt (AMI) sont ouverts à destination de porteurs de projets dans plusieurs domaines. Pour « promouvoir les initiatives en faveur des emplois de demain », pour « soutenir les acteurs de l’ESS et leurs coopérations », et pour « favoriser le développement de l’économie circulaire et de la low-tech ». « Lorsque nous étions nous-mêmes des acteurs de l’ESS, nous avons constaté que les appels à projets ou les AMI étaient extrêmement orientés, explique Stéphane Pfeiffer, adjoint à la mairie de Bordeaux en charge de l’ESS et des formes d’économie innovantes. Au final, ça vient contraindre la capacité d’innovation des porteurs de projets et ça vient introduire une logique de prestation envers la collectivité. » Ces trois appels à manifestation d’intérêt se veulent donc assez larges, avec tout de même des limites.

Plusieurs secteurs d’activité concernés

Le premier AMI concerne les emplois, et s’adresse aux structures de l’ESS qui interviennent auprès des demandeurs d’emploi, pour les accompagner ; mais aussi aux entreprises dans leurs recherches de ressources humaines. L’objectif est entre autres de développer de nouvelles orientations professionnelles en lien avec la transition écologique, de lutter contre toute forme de discrimination sur le marché du travail, ou encore de favoriser l’inclusion de personnes éloignées de l’emploi. La dotation financière maximum s’élèvera, pour chaque projet, à 10 000 euros.

Le deuxième AMI, lui, se compose de deux volets. Si le premier vise à soutenir les acteurs de l’ESS au sens large, le second est spécifiquement dédié aux coopérations d’acteurs. « La coopération est un outil de développement utile au territoire, reprend Stéphane Pfeiffer. Le porteur de projet lauréat bénéficiera d’un accompagnement délivré par l'Atis [ndlr, association territoires et innovation sociale] pour apprendre cette coopération, car ce n’est pas inné. »

Enfin le dernier appel à manifestation d’intérêt concerne le réemploi, la réparation, ou encore le traitement des déchets. « C’est un projet autour des recycleries, des ressourceries, détaille l’adjoint au maire. Car il n’y en a pas beaucoup actuellement, pour une ville comme Bordeaux. L’objectif, à terme, est de structurer un réseau sur ce secteur d’activité, autour d’Ikos. » Stéphane Pfeiffer précise que l’objectif n’est pas de créer de la concurrence entre les acteurs autour de la récupération d’objets, mais de « travailler en bonne intelligence ». « On peut imaginer que des recycleries de quartier servent de point de vente pour Ikos, par exemple. » Pourquoi pas, aussi, créer des recycleries thématiques

150 000 euros de budget

Au total, ces trois AMI sont dotés d’un budget de 150 000 euros. Une somme qui n’est pas suffisante pour que tous les acteurs de l’ESS en bénéficient, « mais avant il y avait des subventions au cas par cas pour des montants moindres », précise Stéphane Pfeiffer. S’il est encore trop tôt pour recevoir des dossiers de candidature, il assure que les services municipaux ont d’ores et déjà reçu une dizaine d’appels de structures. « Nous sommes là pour répondre à leurs questions. Surtout, nous ferons preuve de souplesse. Si un dossier nous semble pertinent mais n’a pas répondu au bon appel à manifestation d’intérêt, nous ne transfèrerons, avec l’accord des personnes concernées, dans le bon. » Confiant, l’adjoint au maire espère recevoir a minima, sur les trois AMI, une centaine de candidatures. « On se rend compte qu’il y a vraiment beaucoup d’acteurs de l’ESS organisés à Bordeaux, se réjouit-il. Qui tentent de se structurer et d’inventer de nouvelles choses. »

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