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Entrée en bourse : HDF Energy veut lever au moins 100 millions d’euros

Stratégie
jeudi 10 juin 2021

Le concept de centrale HyPower - visuel HDF Energy

Hydrogène de France (HDF Energy) ambitionne de réunir au moins 100 millions d’euros grâce à son entrée en bourse sur Euronext. La société, basée à Lormont et spécialiste des projets d’hydrogène-électricité, peut déjà compter sur deux soutiens de poids : les industriels Rubis et Teréga, qui apporteront 60% de la somme recherchée.

Après l’annonce, place aux modalités pratiques : Hydrogène de France (HDF Energy) a dévoilé jeudi les contours financiers de son introduction en bourse sur Euronext, et précisé son objectif : réunir au moins 100 millions d’euros pour accélérer ses capacités de développement de projets associant hydrogène et électricité, mais aussi financer la construction de sa future usine de piles à combustible, qui prendra place à Blanquefort, sur les terrains de l’ancien site de Ford.

« Aller en bourse nous permet d’être indépendants et de développer notre vision sur le long terme. Nous y allons maintenant parce que nous sommes prêts, avec un projet industriel clair, et la possibilité de développer la brique la plus stratégique de notre activité avec l’usine qui va se développer à Bordeaux », expliquait Damien Havard, président de HDF Energy, à Placéco le 25 mai dernier. Forte de ces capacités nouvelles, la société réaffirme son ambition d’atteindre 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2025, avec un EBITDA d’au moins 35%, à comparer aux 2 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2019 et 2020.

Des engagements sur 80% de l'offre

Hydrogène de France, fondée en 2012 et toujours basée à Lormont, près de Bordeaux, part en bourse avec le soutien de deux industriels du secteur de l’énergie. Le groupe Rubis, spécialiste des infrastructures de stockage et de distribution de liquides et d’énergie, a signé un engagement de souscription à hauteur de 50 millions d’euros. Le groupe palois Teréga, opérateur de réseau de transport de gaz, investit de son côté 10 millions d’euros. Leur investissement s’inscrit dans le cadre de partenariats stratégiques qui visent à les positionner comme intervenant de choix dans les différents projets pilotés par Hydrogène de France.

Hydrogène de France indique enfin avoir réuni 20 millions d’euros supplémentaires auprès de CDC Croissance, Heights Capital Management, d’investisseurs particuliers et de porteurs d’obligations convertibles. Ensemble, ces différents engagements représentent près de 80 millions d’euros, soit 80% de l’objectif fixé. L’opération prévoit par ailleurs la possibilité de céder jusqu’à 32,2 millions d’euros supplémentaires d’actions existantes, Damien Havard restant l’actionnaire majoritaire.

La société détaille également la façon dont elle compte mettre en œuvre les fonds levés. 30% de l’enveloppe iraient à l’accélération de ses capacités de développement de nouveaux projets, « avec le recrutement de profils hautement qualifiés pour poursuivre son expansion à l’international ». 50% serviraient ses capacités d’investissement en fonds propres. Enfin, 20% sont alloués à la construction de l’usine de Blanquefort ainsi qu’à ses opérations de R&D.

Hydrogène de France développe déjà des centrales baptisées Renewstable, qui associent une source d’énergie renouvelable (solaire ou éolien) à une capacité de production et de stockage d’hydrogène, pour garantir une production non intermittente d’énergie. Elle travaille également à la conception de centrales dites HyPower, composées de piles à combustible multi-mégawatts de forte puissance, produisant une électricité à la demande à partir d’un gazoduc d’hydrogène ou d’un site de production d’hydrogène.

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