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En Gironde, l'Etat veut lutter contre la pénurie de main d'oeuvre

Écosystème
vendredi 21 janvier 2022

Fabienne Buccio, préfète de Nouvelle-Aquitaine, a présenté quelques grands axes et projets de l’année 2022.

« Malgré le rebond épidémique, les indicateurs confirment la situation positive [des entreprises] », a déclaré Fabienne Buccio, préfète de Nouvelle-Aquitaine, à l’occasion de ses vœux à la presse. « Au niveau national, les rentrées fiscales inscrites en loi de finance reflètent la bonne santé de notre économie, et retrouvent en 2022 le niveau atteint en 2019. » La Nouvelle-Aquitaine a même, dès l’année dernière, retrouvé son niveau d’avant-crise. En novembre 2021, le taux de chômage était de 7,3% dans la région, pour 7,9% à l’échelle française. « Ces chiffres traduisent bien un retour au travail, car l’emploi salarié est aujourd’hui supérieur de 1,7% à son plus haut niveau d’avant-crise », a poursuivi la préfète.

Cette année, la Préfecture affiche plusieurs axes de travail pour orienter les actions de l’Etat. Et en premier lieu, lutter contre la pénurie de main d’œuvre dans les différents bassins d’emplois, et permettre aux sous-préfets de déployer un plan de réduction des tensions de recrutement. « En Nouvelle-Aquitaine, Pôle Emploi a également contacté 100.000 demandeurs d’emploi de longue durée avec des résultats encourageants », a expliqué Fabienne Buccio se félicitant d’une baisse de 6,5% en un an. La Préfecture renforcera également son offre en matière d’insertion par l’activité économique, et financera la création de 1.000 postes supplémentaires sur deux ans. « Je voudrais citer le fort succès de l’apprentissage, s’est réjoui la préfète. Le nombre de contrats a pratiquement été multiplié par trois depuis 2017, atteignant en Gironde plus de 19.000 contrats en cours en septembre 2021. » De ce fait, les aides aux entreprises pour l’embauche d’un apprenti sont maintenues jusqu’au 30 juin prochain.

Mobilité, enjeu de l’année

GPSO, modernisation du réseau ferroviaire structurant et notamment la ligne dite « POLT » (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse) ou encore régénération du réseau ferroviaire locale, avec le RER métropolitain… Si ces dossiers étaient au programme préfectoral en 2021, ils le seront toujours en 2022. La mobilité, qui « ne peut progresser sans un travail partenarial et constructif », sera ainsi un axe phare des mois à venir. « Le contrat de plan Etat-Région, le CPER, comprendra en 2023 un volet spécifique consacré aux enjeux de cette mobilité, a ajouté Fabienne Buccio. Son élaboration fera l’objet d’une concertation auprès des collectivités territoriales et des acteurs locaux. »

Plus de logements sociaux

Sur les logements et logements sociaux, « la demande est très forte en Gironde ». Fabienne Buccio veut prioriser le sujet de la production et de l’attribution de ces logements sociaux. Selon elle, le déficit constaté en 2021 sur la métropole de Bordeaux est « préoccupant » et « doit être absolument corrigé », car seulement 60% des objectifs de production auraient été atteints. . « L’Etat est auprès des élus de la Métropole pour enclencher une dynamique », a souligné la préfète, sans préciser d'avantage d'éléments.

Concernant le projet Horizéo, à Saucats, pour lequel se sont tenus plusieurs débats publics, « l’Etat prendra sa décision cette année » ; tout comme pour les champs captants du Médoc. Un projet important « pour rétablir l’équilibre des ressources en eau ». Du côté de l’A63, si de nombreux échanges ont d’ores et déjà eu lieu, un débat public devrait être organisé prochainement.