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« De fortes attentes des professionnels » avant le salon de l’agriculture régional

Écosystème
jeudi 12 mai 2022

Photo d'archive. Crédits : Alban Gilbert

Le salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine aura lieu du 21 au 29 mai prochain. Cette année, il proposera un espace d’échanges avec les consommateurs, pour nouer des débats « apaisés et constructifs ». Mais pour les professionnels, le vrai enjeu sera de renouer avec les acheteurs, français comme étrangers.

Après deux ans d’absence en présentiel, le salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine reprendra ses quartiers au parc des expositions de Bordeaux, du 21 au 29 mai prochain, en parallèle de la Foire internationale de Bordeaux. « Il y a une forte attente du monde agricole, qui veut aller à la rencontre des consommateurs, se réjouit Luc Servant, président de la Chambre d’Agriculture de Nouvelle-Aquitaine. Beaucoup d’événements se sont produits en deux ans. La crise sanitaire, deux épisodes de grippe aviaire, et maintenant le conflit en Ukraine qui a bousculé l’équilibre agricole et alimentaire. Avec, en plus, une sécheresse qui frappe une partie du territoire ces derniers jours… Autant de défis qui se présentent au monde agricole, et nous devons montrer que nous sommes engagés dans les transitions nécessaires. »

Ainsi, hormis les traditionnels animaux exposés durant le temps de l’événement, et le pôle gastronomie ; un nouvel espace de dialogue sera inauguré. AgorAgri se veut « un espace de communication sur les métiers et les pratiques agricoles ». Quatre pôles seront installés, autour du végétal, de l’animal, du territoire et des métiers, pour « nouer des débats apaisés en constructifs avec les consommateurs », précise Dominique Graciet, président du salon. Il y sera question de l’importance des semences, mais aussi de l’évolution des pratiques pour favoriser les abeilles pollinisatrices ; du bien-être animal et des émissions de carbone, ou encore des énergies renouvelables. Le pôle métier, lui, sera destiné à présenter les différents métiers agricoles.

Renouer avec les acheteurs

Mais l’enjeu principal sera de renouer avec les acheteurs, français comme internationaux. En amont du salon, 80 délégations seront accueillies dans plusieurs exploitations néoaquitaines, pour découvrir les différents élevages et races d’animaux. La Roumanie, l’Espagne, la Côte d'Ivoire, la République Tchèque ou encore l’Italie enverront ainsi des représentants. « Ce n’est pas autant que ce que l’on espérait, concède Dominique Graciet, mais on sent tout de même une reprise – plutôt européenne qu’internationale, d’ailleurs. Les acheteurs attendaient ce rendez-vous, après deux ans en distanciel, y compris ceux basés en France. On assiste en ce moment à un changement de génération et beaucoup d’acheteurs ne connaissent pas ou peu les productions de notre région. »

Pour les acteurs de la filière agricole néoaquitaine, ces rendez-vous, au parc des expositions comme dans les exploitations, seront donc un enjeu de taille. Un enjeu de dialogue et de visibilité, mais aussi, pour le salon,  financier. Car sans dévoiler le budget, « encore en construction », Dominique Graciet a précisé que « dans cette année de reprise, il ne sera pas équilibré. On a les moyens de nos ambitions, mais c’est un investissement sur l’avenir ».

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