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Comment Surigo veut faciliter l’accès au sport pour les salariés

Bordeaux Technowest
jeudi 13 janvier 2022

Loïc Doufodji de Surigo développe une plateforme qui connecte les salariés aux professionnels du sport - crédit Surigo

Surigo développe une plateforme qui référence les acteurs de l’écosystème sportif bordelais, et permet de réserver, puis payer, ses séances de sport directement depuis son smartphone. Avec une particularité : plutôt que d’aller parler directement au consommateur final, la startup a choisi de s’adresser aux entreprises, qui peuvent souscrire un accès à Surigo pour encourager leurs collaborateurs à faire de l’exercice.

« La mission de Surigo est d’améliorer la santé et le bien être des salariés en entreprise grâce à l’activité physique et sportive. Et notre métier est de leur mettre à disposition une application mobile qui leur permet d’accéder aux acteurs de l’écosystème local, puis de réserver et payer leurs activités, directement à la séance », introduit Loïc Doufodji, fondateur de Surigo.

D’abord imaginé comme un service B2C, à la façon d’un Doctolib du sport, le modèle économique de Surigo a progressivement évolué pour parvenir à sa formule actuelle, basée sur une commercialisation en B2B, auprès des entreprises désireuses de faciliter l’accès au sport de leurs collaborateurs. « On s’est rendu compte, au travers de nos recherches et des études de marché, qu’il serait à la fois compliqué et dangereux d’aller dès le départ sur du B2C. Le modèle B2B est à la fois rassurant et intéressant pour les prestataires sportifs, notamment parce que ce n’est pas évident pour eux d’aller attaquer le marché entreprise », explique le fondateur, qui ne s’interdit toutefois pas de s’adresser directement au grand public à l’avenir.

En pratique ? Les coachs sportifs, gérants de salles, ou opérateurs d’équipements sont invités à s’inscrire gratuitement sur la plateforme Surigo, puis à y renseigner leurs disponibilités, et les modalités de leur prestation. Surigo se charge de son côté d’aller démarcher des entreprises qui, en échange d’un abonnement mensuel, peuvent ensuite proposer à leurs salariés un accès à l’application. « Pour le lancement, je trouvais important de venir en aide aux partenaires sportifs, dont l’activité a souffert de la crise. Surigo ne prélève donc pas de commission, lorsque le salarié paie sa séance, l’intégralité de la somme va au partenaire », indique Loïc Doufodji.

Une offre d'abord centrée sur la métropole bordelaise

Passé par la Prépa au Tremplin de la French Tech en 2019, avant d’être lauréat de ce dernier, l’entrepreneur est aujourd’hui accompagné par la technopole Bordeaux Technowest. Il partage son temps entre les locaux de l’incubateur La Source, boulevard Clémenceau, et ceux de l’agence Snark Factory, qui réalise son application mobile. « Surigo est lauréat pour 2022 du programme régional Sportech, ce qui va nous aider à financer une partie de nos développements techniques et nos recrutements », commente le jeune homme, qui cherche également à réunir entre 50.000 et 100.000 euros auprès de business angels.

En attendant, Surigo commence à éprouver son modèle sur le terrain, avec une phase de bêta test lancée en septembre dernier. L’application, qui référence aujourd’hui près d’une centaine de prestataires sportifs, est en test chez cinq entreprises girondines, dont Primobox, Wizim et Ubiwan. La startup a également conclu un partenariat avec l’école ESG Sport de Bordeaux, pour qui elle a organisé une journée d’activités dans l’enceinte du stade Matmut Atlantique, avec laser game dans les couloirs et hockey sur gazon dans les vestiaires des joueurs. « Certaines des activités que nous proposons sur l’application peuvent tout à fait se délocaliser et venir jusqu’à l’utilisateur, soit pour des séances unitaires, soit pour des événements de type team building », explique Loïc Doufodji, qui ambitionne de recruter une quinzaine de clients - entreprises, mais aussi coworkings ou centres d’affaires - à l’échelle de la métropole bordelaise, afin de valider son modèle avant de l’exporter plus largement.

Surigo
Fondée en 2019

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