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Blandice veut lever 150.000 euros pour sa cuisine de rue

Demain
jeudi 03 février 2022

Bruno Grangé-Cossou, Vivien Durand et Florent Razo, cofondateurs de Blandice. Crédits : Blandice

Blandice, spécialiste de la « cuisine française de rue » est en cours de levée de fonds via la plateforme spécialisée Chef Invest. Pour cette jeune pousse, co-créée par le chef étoilé Vivien Durand, l’objectif est d’acquérir un foodtruck et partir en « roadshow » sur les routes de l’Hexagone.

Des lingots en forme de barquettes, à garnir selon les envies de chacun, tel est le concept de Blandice. Cette jeune pousse bordelaise, lancée en 2019, se positionne sur le marché de la cuisine de rue. Ici, pas de « street food », car les recettes proposées appartiennent bel et bien à la cuisine française. Derrière les fourneaux, trois associés : Bruno Grangé-Cossou, Florent Razo et Vivien Durand, chef étoilé du restaurant Le Prince Noir, à Lormont.

« Nous nous fournissons en produits frais, locaux et de saison, présente Florent Razo. C’est la première étape de la transition alimentaire et l’idée n’est pas de dire aux gens qu’ils doivent consommer de cette manière, mais peut-être d’ouvrir à une réflexion. » Les prix, eux, oscillent entre 6 et 8 euros. Un choix du trio qui reconnaît pouvoir être moins onéreux, mais qui défend une rémunération plus juste des producteurs. « On ne négocie pas les prix avec eux, même s’ils ne sont pas tous bio, car le bio n’a pas forcément de sens ; par exemple quand on importe des avocats du Pérou. Nous avons choisi le raisonné, et des producteurs qui ne sont pas en monoculture. » Blandice est labellisée « green food », ce qui certifie une démarche éco-responsable notamment sur la gestion des déchets ou des invendus. « Nous ne sommes pas un énième restaurant qui se dit locavore », ironise Florent Razo.

Recherchés : 150.000 euros

Jusqu’à présent, Blandice et ses recettes étaient présentes aux Halles de Bacalan, puis sur des projets éphémères. Le temps, pour les fondateurs, de réaliser leur preuve de concept. Si aujourd’hui ils se disent « rodés », ils ont décidé d’accélérer leur développement avec une levée de fonds participative sur la plateforme Chef Invest, en collaboration avec Sowefund. Somme recherchée : 150.000 euros, pour 17% du capital. « C’est une première étape dans le développement de Blandice, reprend Florent Razo. On voulait depuis un moment passer en propre, avec un emplacement physique, mais le Covid-19 est arrivé et on s’est dit qu’il fallait continuer de rencontrer les gens, s’autoriser plus de liberté. » Et pour les accompagner dans ce tour de table collaboratif, un homme à l’origine de Chef Invest : Côme de Cherisey, ancien président de Gault&Millau. « On s’est dit que l’occasion était trop belle, alors on l’a contacté, se réjouit Florent Razo. Il a su nous expliquer les tenants et les aboutissants d’une levée de fonds. »


Les lingots de Blandice sont réalisés avec des produits locaux et de saison. Crédits : Blandice

Avec ces 150.000 euros, le trio veut acquérir un foodtruck pour conserver sa liberté de déplacement. Mais souvent, ces camions adaptés sont produits à l’étranger, voire à l’autre bout du monde. « La réalité nous a un peu échaudé, et c’est hasard que je suis passé devant un fabricant de remorques de marchés, se remémore le cofondateur. Je me suis arrêté, et le dirigeant m’a dit qu’il développait aussi une activité de foodtruck. » Parfois, le hasard fait bien les choses. En plus de cet investissement, Blandice veut lancer un plan de commercialisation ambitieux, sous forme de « road show » à travers la France ; pour éprouver son concept dans d’autres villes. Ensuite, plus tard, la jeune pousse cherchera un lieu pour implanter un restaurant fixe. Blandice réalise un chiffre d’affaires de 220.000 euros, mais le trio met en avant un levier de croissance énorme : aujourd’hui dans les trois-quarts des événements auxquels participe la jeune pousse, cette dernière n’est pas en charge des boissons. « Sur un exercice entier, sans Covid-10 et avec ces boissons, on peut enregistrer un chiffre d’affaires en hausse de 30 à 35%, souligne Florent Razo. On sait qu’on a une marge de développement encore énorme, juste en ayant le bébé qu’on a aujourd’hui dans les mains. »

Blandice
Basée à Bordeaux
Ca : 220.000 euros

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