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Avec son Comex 40, le Medef Gironde questionne les évolutions sociétales

Écosystème
mardi 19 juillet 2022

Le Comex 40 compte 12 dirigeants du département. Crédits : Medef Gironde

Depuis mars dernier, le Medef Gironde compte un groupe de réflexion – le Comex 40 – de 12 jeunes dirigeants. Le but : réfléchir aux grands enjeux sociétaux, et aider les entreprises du département dans leurs évolutions. Pour Placéco, Mathias Saura, président du groupe et de Geosat, revient sur les ambitions de la structure.

Pourquoi sont nés les Comex 40, créés en 2019 par le Medef à l’échelle nationale ?
Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef France, a souhaité se doter d’un organe supplémentaire – et plus jeune – autour de lui. Pour réfléchir aux changements sociétaux, aux nouveaux enjeux, et à leurs conséquences sur le monde de l’entreprise. Fort de ce démarrage, il y a aujourd’hui des déclinaisons locales. Franck Allard, le président du Medef Gironde, a souhaité avoir une déclinaison au sein de notre territoire pour avoir cette compréhension, cette lecture un peu différente que les jeunes entrepreneurs peuvent apporter.

Votre groupe est constitué de dirigeantes et de dirigeants de moins de 45 ans. Qu’apportent les jeunes chefs d’entreprise, selon vous ?
Quand on a une entreprise, il y a différents stades d’évolution, différentes possibilités. Dans les instances actuelles du Medef il y a déjà un regard riche d’enseignements, de compétences, qui peut être agrémenté par des sujets peut-être plus facilement appréhendés par une nouvelle génération. Elle est de fait un peu plus native en termes de numérique, elle est en contact direct avec les nouvelles aspirations de la jeune génération ; et va avoir un regard complémentaire par rapport à ce qu’il se passe aujourd’hui. La fibre des jeunes entrepreneurs est peut-être plus nativement tournée vers la RSE, entre autres, que la fibre générale qui a eu d’autres problématiques à gérer.

Renouer le contact entre dirigeants et salariés

Qui compose ce Comex 40 girondin, et sur quoi travaillez-vous ?
Nous sommes 12, répartis dans tout le spectre de l’entreprise de la TPE au grand groupe, en passant par des associations ou fondations. Sur l’ensemble des secteurs, le vignoble, le commerce, l’industrie, la prestation intellectuelle, l’influence, la gestion des déchets… Également il y a autant de femmes que d’hommes, car l’idée est d’avoir une lecture la plus large possible. Nous nous retrouvons tous les mois, à minima. Depuis mars nous avons choisi les sujets qui nous intéressent, nous avons trouvé notre mode de fonctionnement. Ce qui nous intéresse dans un premier temps, c’est de renouer le contact entre les entrepreneurs et les collaborateurs ; d’expliquer, montrer que les intérêts des uns ne sont pas forcément différents des intérêts des autres. On a tous besoin d’avoir un secteur économique qui fonctionne, d’évoluer dans des entreprises qui se portent bien. Ensuite, il y a tous les sujets de RSE. Aujourd’hui je pense que les collaborateurs souhaitent avoir un impact positif sur leur environnement, sur la société ; et je pense que c’est parfaitement le cas des entrepreneurs, également. Plutôt que de laisser écouter les oppositions d’apparence qui nous sont un peu imposées à droite et à gauche, allons plutôt vers ce qui nous rassemble, montrons comment avancer plus vite et plus fort.

Le contact entre entrepreneurs et collaborateurs s’est-il étiolé, selon vous ?
Difficile à dire. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui on n'a pas mal de nouvelles choses qui sont demandées aux entreprises, et qui forcément se passent plus ou moins bien. Je parle du télétravail, de la période de Covid-19, de nouvelles aspirations, de l’envie de servir à quelque chose… Il me semble que parfois, on a l’impression qu’on est mis en opposition [NDLR, les dirigeants et les collaborateurs], alors même que ça me paraît très artificiel. Quand on rentre dans le fond des choses, je pense que les souhaits, les volontés sont les mêmes. Je ne pense pas qu’il y ait d’entrepreneurs aujourd’hui dont le rêve serait de polluer la planète ou de ne pas être utile. Au contraire, la volonté est d’aller dans la bonne direction pour une performance durable de l’entreprise sur l’ensemble de ces aspects.

Quand et comment restituerez-vous le travail mené ?
Ces travaux demanderont une restitution soit par une soirée de présentation, soit via les réseaux sociaux. Pour essayer de donner un éclairage, une vision utiles aux entreprises du département. Aujourd’hui il y a plein de sujets : pourquoi des entreprises ont du mal à recruter ? Comment gérer le télétravail ? Quels sont les impératifs en matière de RSE et comment les rédiger ? Essayer, en résumé, d’avoir des actions utilisables et je l’espère utilisées. Nous espérons avoir un premier retour d’ici la fin de l’année, auprès des entreprises girondines.

Les membres du Comex 40 :
David Ducourneau, dirigeant de Sports Aventure ; Charlyne Quercia, directrice générale de la fondation Bordeaux Université ; Julien Chomat, dirigeant de WorldCast Group ; Audrey Mislin, dirigeante d’Influence ; Jeremie Oudin, coprésident du groupe Arom ; Anna Boy, associée au Super U de Camblanes-et-Meynac ; Julien Falxa, dirigeant de UFA Génie Climatique ; Julien Combecave, directeur Nouvelle-Aquitaine/Occitanie de Suez ; Laetitia Roy, directrice de Proxima Partenaire ; et Mathilde Bazin de Caix, directrice générale des vignobles André Lurton.

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