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À la Cité numérique de Bègles, les locaux de la région font le plein

Demain
mercredi 07 septembre 2022

Au premier rang, Trang Pham (Digital Aquitaine), Clément Rossignol Puech (maire de Bègles), Alain Rousset, Mathieu Hazouard (conseiller régional délégué à l’économie numérique) et Stéphane Rochon (DG Unitec) - photo AL

L’inauguration, mercredi, des 2.000 m² mis à disposition des acteurs de l’innovation par la région Nouvelle-Aquitaine au sein de la Cité numérique de Bègles, a mis en lumière la nouvelle dynamique de l’ancien centre de tri postal.

L’engagement avait été pris de longue date, bien avant la fin des travaux, et il court sur douze ans. « On en a pris jusqu’en 2031 », a plaisanté mercredi Alain Rousset, de passage à Bègles pour inaugurer l’espace de 2.000 m² financé par le conseil régional au sein de la Cité numérique de Bègles. Si les derniers travaux ont retardé l’installation des premiers occupants, les espaces loués par la Région font aujourd’hui le plein, grâce à l’action conjointe de plusieurs structures locales : la technopole Unitec, qui y héberge une partie des startups qu’elle accompagne, l’association Digital Aquitaine et le pôle de compétences régional dédié à l’open source, Naos.

« Nous sommes arrivés dans les locaux actuels en avril 2021, mais nous étions là depuis 2015, d’abord en mode campement. Aujourd’hui, nos huit bureaux sont pleins et s’il reste quelques postes de travail disponibles dans notre zone de coworking, c’est parce que la rotation y est plus importante », décrit Thierry Ulmet, directeur du développement d’Unitec. Au rez-de-chaussée du bâtiment 3 se côtoient des startups comme Rev Mobilities, qui travaille à démocratiser le retrofit dans le monde automobile, MyTwiga, éditeur de solutions d’accompagnement à l’usage du smartphone chez les jeunes, Senecare, qui offre un service d’accompagnement pour les voyages médicaux vers la France ou NRGYbox, auteur d’une récente levée de fonds, qui travaille à rendre l’éclairage urbain plus intelligent, et donc plus économe.

À l’étage, on tombe sur les incubateurs pilotés par Unitec et Naos, l’Auberge numérique et la Banquiz, dédiée aux startups du logiciel libre et de l’open source, qui totalisent une quarantaine de postes de travail. On y croise également les équipes de Digital Aquitaine, qui se chargent de faire le pont entre ces jeunes pousses et les entreprises plus matures. « Nous accueillons tout type d’entreprises, startups, PME, ETI, grands groupes, le numérique a infusé partout et c’est une chance d’avoir un endroit pour faire se rencontrer tous ces acteurs », commente Trang Pham, présidente de Digital Aquitaine. « C’était essentiel pour nous », abonde Alain Rousset, avant d’inviter les structures accompagnantes à renforcer leurs efforts en direction de problématiques telles que le numérique responsable, l’éducation ou l’inclusion.

27.000 m² dédiés au numérique

Si les 2.000 m² de la région sont occupés, c’est à l’échelle des 27.000 m² de plancher cumulés de la Cité numérique – détenus à 75% par Covivio - qu’il faudra juger de sa capacité à devenir un « lieu totem emblématique » du secteur, comme le souhaitaient l’EPA Bordeaux Euratlantique, la Région, la Métropole et la ville de Bègles au lancement du projet. Si quelques plateaux restent à aménager, force est de constater que le lieu regroupe déjà de nombreux acteurs du numérique, avec une réelle variété de filières et de taille d’entreprises, sans oublier la présence de la French Tech Bordeaux. Et bien que la Cité numérique ne soit pas l’apanage du secteur, beaucoup d’entreprises s’y sont installées avec l’ambition d’y faire grandir rapidement leurs équipes, à l’image de Onepoint ou du studio franco-danois Sun Creature.